Profil des chômeurs en 2024 : l’Unédic fait tomber les idées reçues

À l’heure où le taux de chômage en France tourne autour de 7,6% de la population active (toutes catégories confondues), il est essentiel de décrypter le profil des chômeurs aujourd’hui. L’étude de l’Unédic sur les allocataires de l’assurance‑chômage en 2024 brosse un portrait nuancé des chômeurs — et met en lumière une grande diversité de situations, de parcours et de besoins.

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By Rédaction Published on 9 novembre 2025 17h06
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Profil des chômeurs en 2024 : l’Unédic fait tomber les idées reçues - © Economie Matin
7,6Au 3e trimestre 2025, le taux de chômage en France est de 7,6%.

L’étude de l’Unédic sur les allocataires de l’assurance‑chômage (les personnes couvertes par ce régime) révèle que les chômeurs n'ont plus un profil homogène mais bien une mosaïque de parcours et de profils. L’objectif est d’analyser ici, à partir de cette étude et d’analyses complémentaires, quels sont les profils des chômeurs en 2024 en France.

Une cartographie des allocataires : masse, typologie et ruptures

La première donnée marquante est le nombre de personnes concernées par le chômage. Selon l’étude de l’Unédic publiée fin 2025, « 3,8 millions de personnes étaient prises en charge par l’assurance‑chômage » fin 2024. Parmi celles‑ci, seuls 2,7 millions ont perçu une allocation au mois de décembre 2024. Autrement dit, être « allocataire » ne signifie pas automatiquement recevoir une indemnisation.

En ce qui concerne les motifs d’entrée dans l’indemnisation :

  • 21 % sont entrés après la fin d'un CDD, 13 % après une mission d’intérim.
  • À l’inverse, seuls 5 % des allocataires sont devenus chômeurs après un licenciement économique.

Ainsi, parmi les chômeurs‑indemnisés (ou allocataires), les parcours liés à des contrats courts l’emportent largement sur ceux issus d’un licenciement économique.

Âge, niveau de formation et situation antérieure

L’étude montre que les profils d’âge et de qualification varient fortement.

Par exemple :
  • Un gros volume des allocataires a moins de 35 ans.
  • Concernant le niveau de formation : « Les intermittents du spectacle (4 %) et les alternants affichent souvent un diplôme du supérieur. À l’inverse, les licenciés économiques et les saisonniers sont plus fréquemment sans diplôme ou avec un CAP‑BEP », explique Le Point à partir de l'étude.
  • Les cadres représentent environ 12 % des allocataires mais 24 % de ceux entrés après une rupture conventionnelle.

Un chômeur concerne donc aussi bien un jeune alternant avec peu de perspective qu'un cadre expérimenté suite à une rupture conventionnelle ou un salarié âgé en situation de licenciement pour inaptitude.

Implications pour l’accompagnement et l’assurance‑chômage

Cette diversité de profils a des conséquences directes pour le régime d’assurance‑chômage et pour les dispositifs d’accompagnement. Selon l’étude, les acteurs de l'emploi doivent prendre en compte de manière différenciée les différents profils qui s'imposent.

En effet, le fait que près de 50 % des inscrits à France Travail ne soient pas indemnisés impose un accompagnement hors du seul versement d’allocations. Les parcours très différents (contrats courts, CDI, seniors, alternants) demandent des réponses personnalisées : formation, reconversion, suivi intensif. Pour cela, l'Unédic, organisme qui gère l'assurance-chômage, doit se baser sur des données fiables pour mener à bien ses politiques d'accompagnement des chômeurs.

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