Réunion Express : le CESER veut mesurer le coût pour les entreprises

La Région a examiné le 30 octobre la création d’un budget dédié aux études du train Réunion Express. Le CESER demande d’évaluer les effets d’un financement par les employeurs, tandis que le débat public se poursuit jusqu’au 26 novembre.

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By Published on 2 novembre 2026 9h05
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Réunion Express : le CESER veut mesurer le coût pour les entreprises - © Economie Matin

La question du financement de Réunion Express prend une place croissante dans la préparation du futur réseau ferroviaire de La Réunion. Dans un avis rendu public le 30 octobre, les commissions du Conseil économique, social et environnemental régional (CESER) demandent de mesurer les conséquences d’une contribution envisagée des employeurs. L’enjeu concerne aussi bien les entreprises du bassin de Saint-Denis que les futurs usagers du train.

Le projet prévoit une ligne de 140 kilomètres reliant Saint-Benoît à Saint-Joseph par le nord de l’île. Son coût est estimé entre 4 et 6 milliards d’euros, d’après le document examiné par le CESER. Il s’agit à ce stade d’un projet soumis au débat public, et non d’un chantier dont le financement et le tracé définitifs seraient arrêtés.

Un budget distinct pour préparer les études de 2027

La création d’un budget annexe consacré à Réunion Express figurait à l’ordre du jour de l’assemblée régionale du 30 octobre. Le dispositif présenté doit isoler les dépenses d’études, les recettes mobilisées et les engagements pluriannuels du projet. Il serait géré en régie, sous la forme d’un service public administratif, en attendant la création envisagée d’une Société réunionnaise de grands projets.

Cette organisation permettrait de suivre les études préopérationnelles à partir de 2027 dans un cadre comptable distinct du budget principal de la Région. L’avis du CESER souligne cependant que ce budget préparatoire ne fixe pas à lui seul le financement définitif du train. Les montants affectés aux études, leur calendrier et les cofinancements réellement sécurisés doivent encore être précisés.

La contribution des employeurs au centre des interrogations

Parmi les ressources évoquées figure le versement mobilité régional et rural (VMRR), une contribution fiscale qui pourrait être demandée aux employeurs concernés. Les commissions du CESER réclament une étude d’impact préalable pour connaître les recettes attendues, les conséquences selon la taille et le secteur d’activité des entreprises et les éventuels cumuls avec les prélèvements existants.

Le conseil consultatif invite également à examiner une modulation territoriale compatible avec la loi et à diversifier les sources de financement. Il souhaite que les effets sur l’emploi, le coût du travail et les autres investissements régionaux soient appréciés avant les arbitrages. À ce stade, l’avis décrit une piste de financement et des recommandations : il n’annonce ni taux de contribution arrêté ni nouveau prélèvement entré en vigueur.

Pour les entreprises de Saint-Denis, de Sainte-Marie et des autres communes du nord, la question dépasse la seule fiscalité. Le projet doit être apprécié en fonction des déplacements qu’il permettrait réellement, de ses correspondances avec les transports existants et de l’accès aux zones d’emploi. Le dossier présenté à la Commission nationale du débat public évoque 25 stations desservant 16 villes, des caractéristiques encore soumises à discussion.

Les habitants peuvent encore participer jusqu’au 26 novembre

Le débat organisé par la Commission nationale du débat public reste ouvert jusqu’au 26 novembre 2026. La plateforme officielle du débat permet de consulter les hypothèses de tracé, de poser des questions au porteur du projet et de déposer des observations sur le financement, les dessertes ou les effets environnementaux.

Les habitants du nord de l’île peuvent notamment examiner la place envisagée pour Saint-Denis et les connexions avec les réseaux de bus. Le projet prévoit un train léger destiné principalement aux voyageurs, avec une possibilité de transport de marchandises. La fréquentation, les correspondances et la répartition des coûts restent des paramètres déterminants pour juger de son utilité quotidienne.

À l’issue du débat, la Commission nationale du débat public établira un compte rendu et un bilan. La Région devra ensuite indiquer les suites qu’elle entend donner au projet et la manière dont elle prend en compte les contributions recueillies. Les observations des entreprises et des habitants peuvent donc encore alimenter les décisions à venir.

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La Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) regroupe près de 300 000 petites entreprises (TPE) et 103 Centres de Gestion Agréés (CGA). 50 % des TPE imposées au BIC sont adhérentes à un CGA.

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