Altice se coupe en deux

52 MILLIARDS
La dette d'Altice s'élève à 52 milliards d'euros.

Altice se coupe en deux pour clarifier son organisation… et mieux séduire les investisseurs. Le groupe de médias et de télécoms reste solidement détenu par Patrick Drahi, revenu aux manettes opérationnelles après la violente dégringolade boursière de cet automne.

De l'autre côté de l'Atlantique, Altice devient Altice US. L'entreprise regroupe les activités des câble-opérateurs « avalés » ces dernières années par le groupe, à savoir Suddenlink et Cablevision. Le président de l'entité reste Patrick Drahi, le directeur général étant Dexter Goei. Altice Europe reprend les activités médias, télécoms et fournisseur d'accès à internet de la société : SFR bien sûr, mais aussi la presse avec Libération, L'Express ou encore encore BFMTV, l'opérateur Hot en Israël, ainsi que Portugal Telecom.

Entre les États-Unis et l'Europe

La division « internationale » est elle-même découpé en trois grosses parts : France, International et télévision payante. Dennis Okhuijsen devient directeur général de cette entité ; mais les deux « morceaux » d'Altice compte un seul actionnaire principal, à savoir Patrick Drahi. Cette manœuvre a plusieurs objectifs, le premier d'entre-eux étant de clarifier les différentes activités du groupe aux yeux des investisseurs. Pari réussi : ces derniers ont massivement acheté des actions Altice, qui ont gagné près de 7% à Amsterdam, là où le groupe est coté (l'action dépasse les 10 €).

Le cours de Bourse augmente

Cette séparation a aussi pour but de protéger les investissements d'Altice aux États-Unis, là où la croissance de l'activité est forte. En Europe, Patrick Drahi veut d'abord renforcer les activités du groupe, en particulier en optimisant les investissements dans les contenus et les droits sportifs. Le chèque de 1,2 milliard d'euros pour empocher la Champion's League britannique ne peut être pris en charge par la seule SFR, qui rencontre suffisamment de difficultés pour retenir ses abonnés. De plus, cela permet de répartir la dette : 21 milliards d'euros revient à l'Europe, 31 milliards aux États-Unis.


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