Électricité : pas de délai accordé pour l'augmentation des factures

38 %
38% des ménages en France se chauffent à l'électricité.

« Une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule » ; voilà ce que dit l’adage qui, malheureusement, se confirme le 22 janvier 2020. La forte augmentation des tarifs de l’électricité prévue par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a non seulement été validée mais ne connaîtra pas de délais avant son application.

L’augmentation de 2,4% des tarifs de l’électricité est validée

La première information qui nous vient du ministère de la Transition écologique et solidaire mercredi 22 janvier 2020 n’est pas une surprise : la Commission supérieure de l’énergie (CSE), à laquelle la CRE avait envoyé son projet d’augmentation des tarifs de l’électricité, a validé la hausse.

Les tarifs bleus résidentiels et les tarifs bleus appliqués aux petits professionnels éligibles vont donc bien augmenter de 2,4%. Ce n’est pas une surprise : il s’agissait pour la CRE de faire un énième rattrapage sur les tarifs et les coûts d’approvisionnement à la suite du gel des tarifs annoncé lors de la crise des Gilets Jaunes. Le gouvernement aurait eu bien du mal à refuser l’augmentation.

Forte hausse des tarifs… alors que l’hiver arrive

Là où les ménages pouvaient espérer un peu de répit, c’était sur la date d’entrée en vigueur des nouveaux tarifs. Alors que la CSE proposait le 1er février pour l’augmentation, la CRE avait le pouvoir de reporter la hausse à une date ultérieure, ce qu’elle a déjà fait diverses fois, la dernière en date en 2019.

Le report aurait été une bouffée d’air pour les ménages alors que les mois les plus froids d’hiver sont aux portes de la France et que 38% de la population se chauffe à l’électricité, sans compter la cuisson et le chauffage de l’eau… et que 12,1 millions de personne se trouve en précarité énergétique en France.

Mais voilà, malgré l’arrivée des mois les plus froids de l’année, l’augmentation du prix de l’électricité aura bien lieu le 1er février 2020, la CSE ayant validé dans sa totalité le projet de la CRE. Une mauvaise nouvelle qui devrait, selon les calculs de la CSE, coûter 21 euros par an de plus en moyenne aux Français.


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