Paris : la mauvaise gestion des comptes de Delanoë épinglée

La dette de la mairie de Paris était de 2,8 milliards d'euros en 2011.
On table sur 4 milliards pour 2014...

Dans une grande enquête entamée en 2010, le mensuel économique Capital dresse un portrait à charge de l'utilisation de l'argent du contribuable par le maire de Paris pour des projets publics parfois plus que contestables… Une enquête qui a poussé Bertrand Delanoë à attaquer le journal en diffamation le 26 février dernier.

 

C'est que le journaliste de Capital tape fort. "A Paris, les emplois fictifs sont un peu comme les bateaux-mouches : ils font partie du paysage". Prenant pour comparaison Jacques Chirac, qui a été récemment condamné à rembourser 2,2 millions d'euros à la mairie de Paris pour une affaire d'emplois fictifs, Capital, à travers son journaliste précise que les abus de l'actuel maire de Paris en la matière sont autrement plus extravagants que ceux du RPR.

Ainsi le magazine fait état d'une "bonne trentaine de permanents CGT, planqués dans l'une des mutuelles de la ville, la MCVAP" et payés par la municipalité. Une mise à l'ombre qui aurait coûté 1,2 million d'euros par an, depuis 2001, à la ville de Paris.

Autre volet de l'enquête, les dépenses somptuaires de Bertrand Delanoë. Capital relate que la masse salariale a explosé de 42 % en moins de 9 ans. Un autre exemple cité par le magazine économique : ces primes pouvant aller jusqu'à 40 000 euros, reversées aux hauts-dirigeants de l'Hôtel de Ville, tout comme les 58 jours de vacances, payés par le contribuable bien sûr, accordés chaque année aux fonctionnaires de la municipalité. Tout cela ayant pour finalité première une augmentation massive de la dette parisienne.

Le journaliste de Capital explique ainsi que "jusqu'à 2008, la municipalité s'en est sortie en dévorant discrètement une bonne partie des 600 millions d'euros de réserves". Aujourd'hui la mairie de Paris s'endette et son ardoise a gonflé de 1 à 2,8 milliards d'euros. Ironie du sort, on prête au maire de Paris les mots suivants : "Si l'argent public est gaspillé, ce sont les plus modestes qui en pâtissent les premiers."  


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Jean-Baptiste Le Roux

Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour RCF où il est en charge de l'actualité sur web. Il a travaillé pour Perspective Entrepreneurs, Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et ancien membre de l'Association des Journalistes de Défense.