Les entreprises françaises peinent à joindre leurs clients par mail

80 %
Au deuxième trimestre 2017, le taux de livraison de mails commerciaux
est tombé à 80 % en France.

Le taux de livraison de mails commerciaux continue de baisser en France, passant de 84 % à 82 % sur un an, selon une étude de Return Path.

En France, 1 mail commercial sur 5 n’atteint pas son destinataire

Le mail a beau être le moyen de communication de choix des entreprises auprès de leurs clients, l'efficacité de cet outil diminue en France. Au troisième et quatrième trimestres 2016, seuls 84 % des mails envoyés ont atteint la boîte de réception de leurs destinataires. Au premier trimestre 2017, ce taux est passé à 83 %, avant de chuter à 80 % au deuxième trimestre. La moyenne sur ces quatre trimestres s'établit donc à 82 %, contre 84 % sur les quatre trimestres précédents. La moitié de cette baisse annuelle est attribuable aux mails classés dans le dossier « Spams ».

Les entreprises françaises s'en sortent néanmoins mieux que certains de leurs homologues étrangers. Le taux de livraison est de 80 % au Brésil, de 79 % en Allemagne et de seulement 73 % aux États-Unis. En Espagne, le taux de livraison est le même qu'en France (82 %), tandis qu'au Royaume-Uni il est même supérieur, à 84 % sur les quatre trimestres écoulés. Le Canada et l'Australie ont des performances encore plus élevées, avec un taux de 90 %. En moyenne mondiale, seuls 80 % des mails commerciaux envoyés ont atteint la boîte de réception de leurs destinataires.

La communication commerciale par mail est très encadrée en France

Les secteurs qui font les meilleurs scores dans la livraison de mails sont la banque et la finance (94 % des mails envoyés sont livrés), la production industrielle et la distribution (92 %) et les voyages (90 %). À l'inverse, les taux de livraison les plus bas s'observent dans l'industrie automobile (77 %), les sites de rencontres (77 %) et les services publics (76 %).

En France, la loi exige qu’avant tout envoi par voie électronique, l’entreprise recueille le consentement du consommateur à recevoir de tels messages («opt-in»). Le consentement des consommateurs est également nécessaire lorsqu’une société souhaite céder ou échanger leurs coordonnées électroniques à des fins de prospection commerciale. La Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) rappelle que ce consentement doit s’exprimer par un moyen simple et spécifique (par exemple, une case à cocher). Le consentement recueilli par la simple acceptation des conditions générales d’utilisation ou de vente n’est pas valable.


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