Le congé paternité : bientôt rallongé et obligatoire en France ?

89,03 EUROS
Le congé paternité est payé à 100% par l'Assurance maladie, avec un
plafond à 89,03 euros par jour.

Si la France est un des pays les plus en avance en termes d’aides sociales et de conquêtes sociétales, sur un sujet le pays pèche par rapport à d’autres pays européens, notamment la Suède ou la Finlande : le congé paternité. Le débat est ouvert depuis des années concernant sa durée… et le gouvernement semble vouloir le clore définitivement.

Une augmentation de la durée du congé paternité

De nombreuses associations de familles, mais également de défense des pères et des parents, se mobilisent depuis des années pour rallonger le congé paternité. En France, celui-ci reste de courte durée : à peine 11 jours auxquels s’ajoutent 3 jours de congés naissance financés par l’employeur. On est très loin des mois entiers garantis aux parents des pays nordiques.

Adrien Taquet, secrétaire d’État chargé de la protection de l’enfance et des familles auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, était l’invité de FranceInfo le 28 juillet 2020. Interrogé sur la question du congé paternité, il s’inscrit dans la lignée de Marlène Schiappa et se prononce en faveur d’un allongement de ce congé qui vise à permettre au père d’accueillir l’enfant dans le foyer… et surtout d'aider la mère durant les premières semaines.

Un mois de congé paternité… et un congé obligatoire ?

Le secrétaire d’État a été clair, sur FranceInfo : il est « non seulement favorable » a l’allongement du congé paternité, mais il annonce que le gouvernement y travaille. La piste privilégiée serait un congé paternité d’un mois « intégrant à la fois le congé paternité stricto sensu et les congés de naissance ». Une véritable avancée pour les droits des pères.

Mais le secrétaire d’État voudrait même aller plus loi : « je suis assez convaincu, pour en avoir également parlé avec mes homologues suédois et finlandais, que le rendre obligatoire a un côté décisif ».

L’objectif, pour le gouvernement, serait de forcer le congé paternité pour éviter que certains salariés, les plus fragiles, ne subissent pas de pressions de leurs entreprises pour ne pas bénéficier de ce système.


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