Immobilier : le crédit annulé en cas de vaccin Covid-19 ? Fake news

60 %
La barre des 60% de primo-vaccinés en France a été franchie.

Forcément, chez les anti-vax et les réseaux complotistes, l’information s’est propagée comme une traînée de poudre, et pour cause : si vraie, elle aurait eu de quoi faire s’inquiéter des millions de foyers en France, littéralement tous les emprunteurs immobiliers. Mais, comme souvent durant cette période de vaccination et de lutte contre la pandémie, il s’agit d’une fake news.

Le vaccin annulerait l’assurance immobilière

L’affaire a pris une telle ampleur, et est liée à des informations techniques et des contrats souvent difficiles à comprendre dans le moindre détail par les ménages, que la Fédération Française de l’Assurance (FFA) a dû démentir formellement : non, se faire vacciner contre la Covid-19, que ce soit avec les vaccins ARNm ou les vaccins classiques, ne rend pas caduque l’assurance-emprunteur.

Dans un communiqué de presse publié le 22 juillet 2021, la FFA explique que la clause mise en avant dans cette fake news « stipulant que les personnes ayant contracté un prêt « ne peuvent pas faire partie d’expérimentations médicales », sinon « le prêt immobilier pourrait être caduc » et les banques « auraient légalement le droit de récupérer leur bien immobilier » » est totalement fausse. « Une telle clause n’existe pas », rassure la FFA qui déclare regretter « cette tentative de désinformation ». Que vous soyez vacciné et emprunteur ou que vous ayez un projet immobilier pour lequel vous prévoyez de contracter un prêt, le vaccin contre la Covid-19 ne changera rien à votre dossier, vos droits et vos garanties (mais il vous protégera de la maladie).

Le vaccin n’est pas une expérimentation médicale

Comme souvent dans les thèses issues de la désinformation des anti-vaccins, ce dernier est présenté comme une « expérimentation médicale », ce qui est totalement faux. Le vaccin est sûr et a été validé par l’Agence européenne du médicament (EMA) et la Haute autorité de santé (HAS) en France. Il bénéficie donc d’une AMM (autorisation de mise sur le marché), comme tout autre médicament ou vaccin distribué sur le territoire français.

Mais les complotistes et les anti-vaccins déclarent, à tort, que « l’AMM conditionnelle » dont bénéficient les vaccins est la preuve que le vaccin est toujours en phase de test, allant jusqu’à prétendre que les vaccinés sont des cobayes. En réalité, cette AMM conditionnelle permet simplement aux autorités de santé de collecter des données et aux laboratoires de continuer de soumettre des nouvelles informations. Une autorisation donc logique puisqu’à chaque nouveau variant du virus, il faut tester l’efficacité du vaccin pour confirmer la protection de la population.


A découvrir