Crise : Bruxelles voit plus de récession et moins de reprise

6,3 %
La récession en Allemagne pourrait être de 6,3% en 2020.

Alors que la Banque de France a annoncé que l’activité en juin 2020, dans l’Hexagone, était un peu plus élevée que ce qu’elle avait prévu, la Commission européenne n’est pas aussi optimiste. Au contraire : elle a revu ses estimations de croissance à la baisse, et s’attend désormais à une récession bien supérieure à celle attendue.

Toutes les prévisions sont baissées

C’est une mauvaise nouvelle pour l’économie de la Zone Euro : Valdis Dombrovskis, Commissaire européen aux Services financiers et Vice-président exécutif de la Commission européenne, a annoncé le 7 juillet 2020 que « l’impact économique du confinement est plus important que ce que nous avions initialement prévu ». Comprenez : la situation est pire que prévu.

Bruxelles a donc revu à la baisse ses estimations de croissance, qui sera négative en 2020 : la récession pour 2020 est désormais attendue à 8,7%, 1% de plus que les dernières estimations de mai 2020. Quant à la reprise, elle sera également ralentie : en 2021, la Zone euro ne devrait connaître une croissance que de 6,1%, contre 6,3% dans les prévisions de mai 2020.

Plus de crise, moins de reprise… le ton est donné : la crise économique sera pire que prévu et la Zone euro mettra plus de temps à s’en remettre.

L’inconnue du Brexit avec « No-deal »

Selon Bruxelles, la France, l’Italie et l’Espagne seront les pays qui connaîtront la crise la plus importante, chacun avec une récession de plus de 10%. Mais la Commission européenne est optimiste sur un point : ses estimations de baisse du PIB ne tiennent pas compte d’une deuxième vague de contaminations, qui pourrait bien évidemment tout changer, en pire.

La grande inconnue reste le Brexit, dont les discussions sont en cours pour, enfin, le clore. La ligne dure voulue par Boris Johnson semble se diriger de plus en plus vers le très craint « no-deal », soit un Brexit sans aucun accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Pour Bruxelles, c’est un risque : en cas de « No-deal » la récession en 2020 pourrait bien être exacerbée.


A découvrir