6% de croissance en 2021 ? Bruno Le Maire n'y croit plus trop

11 %
Bercy s'attend à une récession de 11% en France en 2020.

Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a fait ses vœux à la presse mardi 12 janvier 2021. En visioconférence, il est revenu sur les enjeux que représente 2021 pour l’économie française, et sur la croissance attendue. Prévue comme record à la suite du plongeon de l’économie en 2020, elle commence déjà à être amendée…

Croissance : -11% en 2020, +6% en 2021

La crise économique qui accompagne la crise sanitaire de la Covid-19 devrait entraîner un plongeon historique de l’économie française et mondiale pour l’année 2020. Rares seront les pays qui finiront l’année avec un PIB en croissance, la majorité des économies tentant le tout pour le tout pour éviter la catastrophe.

La France devrait être durement touchée : les prévisions tablent, selon les instituts, sur une récession comprise entre 9% et 11% pour 2021. Une chute historique liée au confinement, aux mesures sanitaires et à une crise inédite par sa violence et son ampleur.

Tous les espoirs se tournent donc vers 2021, censée permettre de remonter la pente. Du moins, ça c’est ce que le gouvernement espérait encore en 2020.

6 % de croissance en 2021 ? « Un défi » pour Bruno Le Maire

Lors de ses vœux à la presse, le ministre de l’Économie a joué la carte de la transparence : « nous avons prévu une croissance de 6% pour 2021, soit le chiffre le plus élevé depuis les 50 dernières années. Ce chiffre reste un défi et je veux que nous soyons lucides là-dessus: lucides sur les incertitudes économiques qui nous entourent et dont dépendra directement ce chiffre de 6% de croissance ».

En cause : une pandémie qui n’est pas maîtrisée, le nombre de cas de Covid-19 en 24h étant trois à quatre fois supérieur à ce qu’espérait le gouvernement, un risque majeur de reconfinement partiel ou total de la population française durant le premier semestre 2021 et deux variants du Sars-CoV-2, le britannique et le sud-africain, qui sont plus infectieux et qui pourraient être tout simplement les premiers d’une longue série de mutations qui menacent la reprise économique.


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