La France absente du top 15 des meilleurs pays où faire des affaires

En 2011, la France était pourtant 18ème au classement. Elle perd donc
deux places en un an.

Aïe, outch, aïe. La France n'arrive qu'en vingtième position des pays où il fait bon faire des affaires, en ce qui concerne notamment l'innovation, les impôts, la technologie, la corruption, la liberté (individuelle, de commerce et monétaire), la protection des investisseurs et la performance des marchés, selon le dernier classement sur les "best business countries" de Forbes, paru hier.

 

L'Hexagone se trouve donc relégué loin derrière les pays nordiques, mais aussi l'Irlande, la Belgique, les Pays Bas et la Suisse. Seul réconfort, il se trouve juste devant l'Allemagne (21ème position).

 

Autre surprise de ce classement, dont le trio de tête est composé de la Nouvelle-Zélande, du Danemark et de Hong-Kong, la place des Etats-Unis : 12ème ! La première économie du monde ne ressemblerait plus au royaume du business qu'elle était autrefois (ils étaient 2ème en 2009, 10ème en 2011). C'est en effet aux Etats-Unis que le taux d'impôts sur les sociétés est le plus élevé au monde. Et la complexité de la fiscalité y est telle qu'un patron d'une TPE ou d'une PME passe en moyenne 175 heures par an à remplir des formulaires, selon la Banque mondiale. Deuxième réconfort pour les entrepreneurs français : ils ne sont pas les seuls à perdre tant de temps le nez dans la paperasse.

 

Au sujet de la France donc, Forbes souligne ses forces : c'est le pays le plus visité au monde (75 millions de touristes étrangers chaque année), les inégalités y sont réduites et les amortisseurs sociaux de qualité grâce au « welfare state ». Mais le magazine américain pointe aussi ses faiblesses : un taux de chômage élevé, une croissance plus faible que prévu, un déficit public et une dette publique qui augmentent sans cesse. « Nicolas Sarkozy avait mis en place des mesures d'austérité » peut-on lire. « François Hollande défend la croissance, augmente les impôts et embauche 60 000 fonctionnaires ». Un bon résumé ?


Laure De Charette

Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique.

Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.