Laissez-nous créer de la croissance et des emplois !

Imposer aux entreprises une taxation de 60 % de la cession de leur
capital, c'est mettre un frein à une croissance dont la France a tant
besoin en ce moment...

Monsieur le Président de la République, la France traverse une crise sans précédent.

 

Notre pays rentre sans doute dans une phase récessive dont personne ne peut prédire la violence, ni la durée. Cette crise exceptionnelle oblige à des mesures exceptionnelles. Les entrepreneurs ont bien conscience de l'impératif du retour aux équilibres budgétaires qui dicte vos actions et celles de votre gouvernement. Ils sont disposés, comme beaucoup de nos compatriotes, à participer à un effort national qui nous permettra de retrouver notre rang parmi les grandes nations du monde moderne.

Mais aujourd'hui, Monsieur le Président, votre gouvernement va beaucoup plus loin – et même trop loin. En faisant passer de 35% à 60% l'imposition qui frappe la cession d'une entreprise par ses propriétaires, il n'est plus question d'effort partagé, mais de punition ciblée. Il n'est plus question d'encourager la prise de risque, mais de décourager la création. Il ne s'agit plus de récompenser le succès, mais de tuer l'esprit d'entreprise.

Quel entrepreneur peut en effet accepter de risquer ses économies, de consacrer tout son temps et toute son énergie au développement d'une entreprise qui créera emplois et richesses, si 60% de la valeur créée devait in fine être ponctionnée par l'Etat ? Nos entrepreneurs qui prennent aujourd'hui le risque d'échouer, refuseront de prendre demain le risque de réussir. Les cessions, fusions et acquisitions nécessaires pour devenir les Entreprises de Taille Intermédiaire dont notre pays a tant besoin, ne verront pas le jour, leurs dirigeants préférant remettre ces opérations à des jours"'fiscaux" meilleurs.

Les financeurs eux, se détourneront de nos entreprises pour se concentrer sur les investissements rémunérant le risque à sa juste valeur. Monsieur le Président, les entrepreneurs de votre pays ne sont pas uniquement des contribuables. Dans la guerre que chacun mène contre la crise et pour la croissance, ils sont en première ligne.

Créateurs, conquérants, bâtisseurs de croissance et producteurs d'emplois, les entrepreneurs se battent tous les jours pour surmonter les innombrables obstacles qui barrent la voie du succès : chaque fois qu'une entreprise française réussit, c'est un petit bout de France qui réussit. Chaque fois qu'un emploi est ainsi créé, c'est un chemin vers l'avenir qui est offert au nouveau salarié.

Monsieur le Président, vous aviez pris l'engagement lors de votre campagne de favoriser le retour de la croissance, l'investissement et la compétitivité de nos entreprises. Les grandes nations de demain seront des nations de la connaissance, de l'innovation – et donc de l'entrepreneuriat. Monsieur le Président, n'exportons pas nos entrepreneurs, n'exportons pas notre croissance, exportons plutôt nos produits. Entendez-nous et laissez-nous créer de la croissance et des emplois !  


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