Free abuse des licenciements pour faute grave

60 %
Mobipel a réduit ses effectifs de 60 %

Un rapport diffusé par Politis en début janvier 2018 met en évidence la politique du centre d’appels de Free, Mobipel, pour éviter de payer des indemnités de licenciement.

266 licenciements abusifs sur 807 départs

Mobipel, centre d’appels de Free, n’a pas hésité entre 2014 et 2017 à réduire ses effectifs de 60 %. Or, sur les 807 employés écartés au total, 266 l’ont été par licenciement pour faute grave, soit un quart des départs. L’objectif évident est de payer le moins de frais possibles aux travailleurs débauchés et d’éviter l’ouverture d’un plan social. En effet, un employé licencié pour faute grave n’a le droit à aucun versement d’indemnité ni préavis.

Le centre d’appels a également multiplié les recours aux ruptures conventionnelles ou aux mobilités réduites. Mobipel aurait ainsi économisé un peu moins d’un million d’euros uniquement en préavis, d’après l’avocat en droit du travail Me Abdel Kachit interviewé par Le Parisien.

Mobipel traîné en justice par ses salariés

D’après l’enquête, le dégraissage opéré par Mobipel pourrait même être illégal. Sur 168 salariés licenciés pour faute grave, 117 l’ont été pour des absences non justifiées et 48 n’ont reçu ni mise en demeure, ni avertissement préalable. Free a été interrogé sur ce dossier mais dément de telles proportions.

Du côté des employés, ils sont 84 à avoir ouvert un contentieux avec Mobipel entre 2014 et 2016. En 2017, 19 cas ont été jugés, parmi lesquels 13 ont obtenu gain de cause aux prud’hommes.

 


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