Les magasins hard discount ne sont pas les moins chers sur les premiers prix

13,4 +13,4%
Le panier des produits « 1er prix » chez les hard discounters (116
euros) est 13,4% plus cher que dans les supermarchés.

Une étude de l'association Familles rurales révèle que les supermarchés et les hyper offrent l'entrée de gamme la plus accessible. En outre, elle montre que l'inflation sur les articles d'entrée de gamme (+7%) est encore plus forte chez les hard-discounters (Aldi, Lidl, Netto et Leader Price).

Le hard discount, où les produits sont censés être plus accessibles pour le consommateur, s'avère être plus cher que la grande distribution, selon une étude de l'association Familles rurales. 

Le hard discount n’est pas meilleur marché sur les premiers prix

Les temps changent. Ces magasins à bas prix ne seraient plus aussi intéressants qu'il y paraît pour les personnes au budget restreint. L’Observatoire des prix 2018, relayée par Le Parisien, jeudi 21 février, révèle ainsi que le panier des produits « 1er prix » est évalué à 98,10 euros (en hausse de 6,2 %) dans les hypermarchés et à 100 euros (+ 7,8 %) dans les supermarchés alors qu'il atteint 116 euros (+ 13,4 %) chez les hard discounters !

Surprise donc, Lidl, Aldi ou Netto ne sont donc plus aussi avantageuses qu'elles pouvaient l'être à leur arrivée en France dans les années 90. Pour mener à bien son étude, l'association a analysé les tarifs pratiqués dans 82 magasins répartis dans 35 départements différents entre janvier et novembre 2018. 

Les hard discount ont quand même la cote chez certains

Dans le détail, un ensemble de biscuits et confiseries "petits prix" coûteront 7,50 euros dans les supermarchés, 8,50 euros dans les hypermarchés et 9,30 euros pour les hard discounts. Malgré tout, certains clients affirment que cela reste intéressant de se rendre dans un magasin discount, notamment parce que les tentations sont moins grandes que dans les hyper où on trouve de tout. Les promotions à l’entrée des hyper ou en tête de gondole poussent les consommateurs à acheter des produits qu’ils n’avaient pas prévu d’acheter et, au final, ils dépensent plus. 

Au final, cette augmentation des prix est logique puisque les hard-discounts se repositionnent depuis quelques années sur une montée en gamme des produits. Et, dans le même temps, les super et hypermarchés, qui avaient dû faire face à l'arrivée de ces magasins, en lançant des articles à bas coûts, les ont conservés.


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