Les viticulteurs français soulagés de la trêve commerciale entre les États-Unis et l'UE

500 MILLIONS
Depuis octobre 2019, les surtaxes douanières ont coûté 500 millions
d'euros à la filière viticole française.

L'interminable conflit entre Airbus et Boeing pourrait prendre fin dans quatre mois. Bruxelles et Washington se sont entendus sur une levée des mesures de rétorsion commerciale pendant quatre mois.

Soulagement pour l'ensemble de la filière viticole française : un accord suspend pour quatre mois les surtaxes douanières qui pèsent depuis octobre 2019 sur les exportations de vins et spiritueux hexagonaux. Une taxe de 25 % sur ces produits qui coûte cher : elle a représenté un fardeau de 500 millions d'euros pour les viticulteurs. Et pour ne rien arranger, Donald Trump a ajouté en janvier le cognac et l'armagnac. La nouvelle administration Biden fait preuve de bien plus d'ouverture et de pragmatisme dans ce domaine, ce dont ont profité les négociateurs de l'Union européenne. Ces mesures de rétorsion douanières sont issues du contentieux à l'Organisation mondiale du commerce qui oppose Boeing à Airbus depuis 2004.

Première étape dans la fin du conflit avec les États-Unis sur l'aéronautique subi par les viticulteurs

Cet accord est « une première étape dans le processus de désescalade », souligne Franck Riester, le ministre délégué au Commerce extérieur. Ce dernier explique qu'il va désormais travailler avec la Commission et ses partenaires européens pour obtenir, dans les quatre mois à venir, « un accord sur de nouvelles règles encadrant le soutien public au secteur aéronautique, qui soit conforme à nos intérêts et sans naïveté ». L'espoir est grand du côté des viticulteurs français, qui sont pénalisés dans un conflit commercial qui ne les concerne pas.

Un conflit commercial interminable

La trêve apporte un soulagement pour les exportateurs qui, depuis 18 mois, « subissent ces taxes injustes issues d'un conflit qui leur est étranger », a expliqué la FEVS (Fédération des Exportateurs de Vins et Spiritueux de France). Une satisfaction partagée par le Bureau national interprofessionnel du cognac, qui dit attendre beaucoup de ces quatre mois de négociations. Les organisations professionnelles demandent que soit trouvée une solution définitive à un « interminable conflit sur l'aéronautique », ce qui permettra de sécuriser les entreprises du secteur sur le marché américain.


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