La liberté et ses "limites"

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79% des Français croient au moins à une "théorie du complot"

Liberté religieuse et liberté d’expression : deux principes essentiels dans bon nombre de sociétés occidentales… mais qui sont loin d’être acquis, bien au contraire.

Depuis quelques jours, nous examinons la liberté ; hier, nous nous sommes arrêté à la liberté de religion, que nous examinons un peu plus en détails aujourd’hui.

En Irlande, les catholiques ont été punis, affamés, marginalisés, brûlés, chassés… poussés « en enfer… ou à Connaught »… et tués purement et simplement.

En Europe, les guerres de religion – de 1522 à 1648 – ont coûté la vie à jusqu’à 18 millions de personnes. Auparavant, les croisades contre les hérétiques, l’Empire ottoman et les libres penseurs ont duré des siècles – jusqu’à ce que le dernier Maure ait été repoussé de la péninsule ibérique en 1492, durant la Reconquista.

Après cela, quelques religions étaient tolérées à certains endroits, à certaines périodes. En Transylvanie, en 1568, par exemple, la Diète – le corps législatif, administratif et judiciaire – a mis en place l’édit de Torda. Le catholicisme, le luthéranisme, l’unitarisme et le calvinisme étaient permis, mais il n’était pas question de liberté religieuse pure et simple.

Les juifs devaient généralement obtenir un permis spécial pour résider dans une ville – sauf en Pologne, où ils jouissaient d’une autonomie substantielle qui leur avait été accordée par le Statut de Kalisz en 1264.

Ce n’est qu’avec la fondation des Etats-Unis d’Amérique que la vraie liberté religieuse a été fermement établie.

Au lieu de donner aux gens le droit de pratiquer leur religion – ou de le « tolérer » –, le principe du Premier amendement est que la religion ne regarde pas le gouvernement. Les autorités ne peuvent pas donner la permission, puisque ce n’est pas à elles de le faire.

Résultat ? Là encore, la liberté s’est avérée payante. Différentes sectes se sont affrontées autour des coeurs, des esprits et des âmes des citoyens… et ont généralement prospéré sans recours à la violence.

Le contraire de la liberté d’expression

Qu’en est-il de la liberté de la presse ? L’une des valeurs cardinales d’une société libre et prospère – également garantie par le Premier amendement –, c’est la capacité de dire ce que l’on pense, même si c’est totalement idiot.

Mais parmi les dogmes de la nouvelle religion woke, il y a le principe selon lequel dire ce qu’il ne faut pas peut être aussi affreux qu’un acte de violence. Si cela attriste quelqu’un, disent-ils, c’est une « micro-agression » qu’il faut proscrire.

Peut-on parler ouvertement de race aux Etats-Unis aujourd’hui ?

Qu’en est-il du coronavirus et des vaccins ?

Ou le sexe ? On peut être aussi cru et grossier qu’on veut… mais essayez de parler en public de la différence entre les sexes aux Etats-Unis… des raisons pour lesquelles un homme n’est peut-être pas fait pour être une bonne mère… ou pourquoi on ne peut pas le transformer en femme simplement en lui coupant les parties génitales… et regardez où cela vous mène.

Dites ce que vous pensez vraiment et vous pourriez perdre votre emploi, votre carrière, vos amis… et être harcelé jusqu’à ce que vous vous cachiez.

Et ce n’est pas le gouvernement lui-même qui fait taire les gens… mais la « presse libre »… et les guerriers des réseaux sociaux, bien à l’abri derrière leur clavier !

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