Nouvel Ordre Mondial. Le Royaume-Uni à la négociation. L'Inde se rapproche de la Russie.

0,5 %
La FED a relevé ses taux à 0,5%.

Hier avec plus de 3 % de hausse à la bourse de Paris, il apparaît que les marchés parient sur la « paix ».

Les marchés bénéficient-ils d’informations que vous et moi n’avons pas ?

En l’espèce et compte tenu de la gravité de la situation je ne pense pas et derrière cette hausse qui s’apparente à une « bonne nouvelle » se cache un calcul assez simple.

Les marchés « jouent » le fait que le monde ne basculera pas dans la 3ème guerre mondiale « chaude » et encore moins nucléaire.

Les marchés pensent logiquement que les grands pays de ce monde refuseront le suicide collectif d’une grande guerre, et que donc, au dernier moment les négociations l’emporteront et réussiront. La paix prévaudra. Donc il faut acheter.

Si jamais il en était différemment, de toutes les façons, comme disait Einstein « je ne sais pas comment sera la troisième guerre mondiale, mais ce dont je suis sûr, c´est que la quatrième guerre mondiale se résoudra à coups de bâtons et de silex ».

Sur les marchés, combien vaut une 3ème guerre mondiale ? Un bon -90 % !

Sur les marchés, combien vaut une démondialisation violente et brutale ? Un bon -70 % !

Deux scénarios qu’aucun investisseur ne veut considérer.

Raison pour laquelle ce sont mes scénarios centraux. J’y reviendrais dans les prochains jours avec un nouveau Flash Stratégie. Ma préférence va pour le scénario de la démondialisation brutale et pas pour celui de la guerre nucléaire totale. C’est une bonne nouvelle n’est-ce-pas ?

Voici les quelques informations à retenir et qui sont importantes.

Le Nouvel Ordre Mondial évoqué par Zelensky. 

« Mettre en place de nouvelles institutions, mettre en place de nouvelles alliances », voilà ce que déclare Zelensky le président ukrainien à la fin de cette courte vidéo. Il parle du nouvel ordre mondial sans utiliser la formule mais c’est la même idée.

Les Anglais à la manoeuvre. 

Les Anglais veulent éviter l’embrasement du Proche-Orient et le blocage du Détroit d’Ormuz, point de passage obligé de tous les supertankers de la planète.

Que fera l’Iran ?

Peut-il ouvrir un front dans le Golfe Persique et couper l’approvisionnement en pétrole du monde ? Techniquement oui.

Ce départ de Boris Johnson a lieu alors qu’hier l’Arabie Saoudite annonçait son intention de négocier du pétrole en yuan.

Le Maître américain, envoie son émissaire anglais. On pourrait même dire son homme de main. Boris va-t-il tordre quelques poignets et briser quelques genoux saoudiens ? Possible.

Moscou prêt à un compromis sur une Ukraine neutre

« Alors que le Kremlin a affirmé qu’une neutralité de l’Ukraine sur le modèle de la Suède et de l’Autriche était l’option discutée, la présidence ukrainienne a rejeté cette idée. L’Ukraine a dit vouloir que sa sécurité face à la Russie soit garantie par des puissances étrangères, qui s’engageraient à intervenir en cas d’agression. »

Les négociations se poursuivent sur de multiples fronts, de l’Iran à la Chine, de l’Arabie-Saoudite à… l’Inde !

Malgré la guerre en Ukraine, l’Inde négocie avec Moscou l’achat de pétrole

Narendra Modi, qui refuse de condamner l’attaque russe contre l’Ukraine, ignore un peu plus les appels des Occidentaux à prendre ses distances avec Vladimir Poutine

L’information a été confirmée par deux ministres indiens. New Delhi est en discussion avec Moscou pour l’achat de pétrole brut à bon marché. L’Inde, qui s’était déjà distinguée de ses alliés occidentaux en refusant de condamner l’offensive de Vladimir Poutine en Ukraine et en s’abstenant au Conseil de sécurité des Nations Unies lors d’une résolution condamnant l’opération, s’apprête peut-être à franchir un pas supplémentaire, alors que les Etats-Unis ont réitéré à plusieurs reprises leur souhait que le premier ministre, Narendra Modi, prenne ses distances avec la Russie.

Devant plusieurs médias, la ministre indienne des finances, Nirmala Sitharaman, avait affirmé, mercredi 9 mars, que la Russie a fait une « offre ouverte » à l’Inde pour la vente de pétrole brut à un prix réduit, mais que de nombreux éléments devaient encore être discutés.

La guerre toujours suspendue

Comme j’ai essayé de vous le montrer la situation est d’une grande complexité et les négociations concernent le monde entier et l’ensemble des nations.

Pour le moment, en réalité, c’est plus le temps des alliances que celui des compromis.

Chacun des deux camps souhaite savoir qui est avec lui, ou contre lui.

Les positions vont donc se figer et les masques vont tomber.

Puis il y aura la négociation finale.

La Russie devrait alors augmenter les enchères et menacer directement les pays de l’Est de l’Europe, les pays Baltes et la Pologne. Poutine pourrait déclarer à cette occasion que les mesures prises contre la Russie sont des actes de guerre et que la Russie considère que la 3ème guerre mondiale a commencé.

Se posera alors pour tous la question ultime. 

Préférons-nous le chemin de la guerre ou celui de la négociation et du compromis avec la Russie ?

Dernière minute. Il est mercredi 16 à 20h48. Un accord va-t-il être trouvé pour l’Ukraine, alors qu’au même moment les Etats-Unis viennent d’annoncer l’envoi de très nombreuses armes et munitions à Kiev?

Quel suspense!

Tic-tac, Tic-tac…

Préparez-vous !


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Charles Sannat

Charles SANNAT est diplômé de l'Ecole Supérieure du Commerce Extérieur et du Centre d'Etudes Diplomatiques et Stratégiques. Il commence sa carrière en 1997 dans le secteur des nouvelles technologies comme consultant puis Manager au sein du Groupe Altran - Pôle Technologies de l'Information-(secteur banque/assurance). Il rejoint en 2006 BNP Paribas comme chargé d'affaires et intègre la Direction de la Recherche Economique d'AuCoffre.com en 2011.

Il rédige quotidiennement Insolentiae, son nouveau blog disponible à l'adresse http://insolentiae.com

Il enseigne l'économie dans plusieurs écoles de commerce parisiennes et écrit régulièrement des articles sur l'actualité économique.