21% de ménages pauvres en France : qui sont-ils ?

41,7 %
41,7% des familles monoparentales sont en situation de pauvreté en
France.

La dernière étude de l’Insee sur la pauvreté, publiée le 1er septembre 2021, dévoile qu’un ménage sur cinq est pauvre en France, que ce soit en termes monétaires ou matériels. Une situation qui touche certaines populations plus que d’autres. Mais qui souffre de pauvreté en France ?

Deux types de pauvreté : matérielle et monétaire (ou « en conditions de vie »)

Dans son étude, qui porte sur l’année 2019, l’Insee différencie deux types de pauvreté : la pauvreté monétaire, plus facile à comprendre puisqu’il s’agit des ménages dont le revenu est inférieur à 60% du revenu médian en France, et la pauvreté matérielle ou « en conditions de vie » que l’Insee définit comme «  la mesure des conséquences de la faiblesse des revenus : privations, impossibilité d’acquérir ou de consommer certains biens, d’atteindre un certain niveau de confort ou enfin d’honorer certaines dépenses obligatoires ».

Ainsi, en France, en 2019, un ménage sur cinq était pauvre de l’une ou de l’autre manière. Plus précisément, 13,1% des ménages se retrouvent en situation de pauvreté matérielle, 13,6% sont pauvres « monétairement » et 5,7% des ménages cumulent pauvreté matérielle et pauvreté monétaire.

Chômeurs et parents seuls durement touchés par la pauvreté

Du côté de la typologie des ménages, la pauvreté, monétaire ou matérielle, frappe particulièrement les foyers où la personne de référence est au chômage : pratiquement deux sur trois (68,4%) sont en situation de pauvreté, avec 33% (soit un tiers) qui est touché par les deux types de pauvreté.

De même, les familles monoparentales sont, selon l’Insee, plus de 4 sur 10 (41,7%) à être touchées par une forme de pauvreté, contre 32,9% des couples avec trois enfants ou plus et 27,9% des personnes seules.

Une dépense imprévue de 1.000 euros est impossible à payer

Pour donner une idée du niveau de pauvreté, l’Insee prend un exemple, celui d’une dépense imprévue d’un montant de 1.000 euros, donc élevée sans être astronomique. 95% des personnes en situation de privation matérielle et sociale ne peuvent pas y faire face. Elles se trouvent également dans l’impossibilité de remplacer des meubles hors d’usage (94%) ou encore de partir une semaine en vacances hors de leur domicile (85%).

D’une manière générale, selon l’Insee, les personnes en situation de privation matérielle sont toutes concernées par « au moins une restriction de consommation » tandis que 40% déclarent au moins « un retard de paiement » et 75% avoir des difficultés au niveau du logement.


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