Pression fiscale : la France championne de l'OCDE

46 %
Le taux de prélèvements obligatoires en France s'établissait à 46% en
2018

En 2018, les prélèvements obligatoires étaient plus élevés en France que partout ailleurs dans l'OCDE. Une première place qui masque cependant une évolution de la pression fiscale.

La France conserve, pour la deuxième année consécutive, la première place au rang des pays de l'OCDE où la pression fiscale est la plus forte. Le taux de prélèvements obligatoires s'est établi en 2018 à 46%, ce qui positionne l'Hexagone devant le Danemark et la Belgique, tandis que la pression fiscale la plus faible (moins de 20%) est à chercher en Irlande, au Chili et au Mexique. Les contribuables, les entreprises et plus globalement tous les Français qui paient des taxes pourront se réconforter (si on veut) en constatant que le niveau des prélèvements obligatoires est resté stable d'une année sur l'autre. La pression fiscale n'a en effet cessé de s'accroître depuis le début de la décennie…

Une pression fiscale stable

2018 a été la première année d'exercice au complet pour le nouvel exécutif emmené par Emmanuel Macron, qui a procédé à plusieurs réformes visant à réduire les prélèvements obligatoires : suppression partielle de la taxe d'habitation, remplacement de l'impôt sur la fortune, modifications dans la taxation des revenus du capital. Mais ces mesures ont été contre-balancées par des hausses, comme la CSG pour les retraités et l'augmentation de la fiscalité sur l'énergie. La pression fiscale est donc restée stable, mais elle a évolué. Et selon l'Insee, qui la mesure d'une manière différente de l'OCDE, elle a même baissé de 0,2 point de PIB en 2018.

Baisses d'impôts

Le gouvernement a annoncé sa volonté de baisser le taux de prélèvements obligatoires de 1,5 du produit intérieur brut d'ici la fin du quinquennat, en 2022. On verra alors si la France est toujours en tête des pays où la pression fiscale est la plus élevée… Si les prélèvements sont plus élevés en France qu'ailleurs, c'est en raison du niveau des dépenses publiques. L'Hexagone offre en effet un filet social (pour la santé, l'assurance chômage ou encore les retraites) plus généreux que dans d'autres pays. 


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