Stage d'été : attention à la convention de stage

546 euros
Dès 2 mois, le stagiaire doit bénéficier d'une rémunération minimale
de 546 euros environ en juillet.

Vous avez peut-être entendu parler de cette offre de stage d’été postée par une mairie sur le réseau professionnel LinkedIn : elle recherche un étudiant en architecture, « sans convention de stage, parce que c’est trop compliqué », mais avec les remerciements de la chef de service.

Étudier la convention de stage

Alors faisons court. Si la pratique n’est pas isolée, elle n’en reste pas moins totalement illégale. Si vos enfants commencent ou ont commencé des stages d’été, n’hésitez pas à jeter un oeil dans les échanges de documents qui ont dû avoir lieu avant le début de la collaboration. Le graal, c’est bien sûr la convention de stage.

Si votre enfant n’en a pas demandé à son école, ou s’est heurté à des refus, à vous de prendre les choses en main. Sans convention, il n’est pas protégé s’il se passe quoi que ce soit : harcèlement ou accident, pour ne citer que ces deux cas. Ensuite, si la convention existe, elle doit être correctement remplie par l’entreprise : missions confiées, horaires, prise en charge éventuelle des repas.

Une indemnisation à partir de 2 mois

Quant à l’indemnité de stage, la règle est simple. En-dessous de deux mois de présence dans l’entreprise, à temps plein, elle n’est pas obligatoire. En revanche, dès 2 mois et 1 jour, à raison de 7 heures par jour, l’indemnité est due : elle sera de 546 € au mois de juillet, à cause du 14 juillet et de son pont.  

Bien entendu, l’entreprise peut être plus généreuse : c’est vrai en particulier pour les étudiants issus de grandes écoles, ou de spécialités recherchées. Enfin dernière chose : si les remerciements, quand tout s’est bien passé, sont sans doute le minimum à espérer, on peut aussi demander une lettre de recommandation. Elle pourra servir, pour trouver son premier emploi.


A découvrir

Jean-Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.

Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. 

En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.

Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.

En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. 

Il a également été éditorialiste économique sur SUD RADIO de 2016 à 2018.

 

Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).