À Valence, les chefs de service de Leroy-Merlin insultent les intérimaires

40 %
Le nombre d'intérimaires représente 40% de la masse salariale de
Leroy-Merlin Valence.

« Vicieux », « mou du genou », « big big boulet » : voilà quelques uns des qualificatifs attribués à des intérimaires par des responsables du Leroy-Merlin de Valence. La CGT, qui a découvert le pot aux roses, va porter plainte.

À l'entrepôt de Leroy-Merlin à Valence, les noms d'oiseaux volent au dessus de la tête des intérimaires. Il y a deux mois, la CGT mettait la main sur un fichier Excel concernant les salariés à temps partiel. En regard des noms de ces employés, des qualificatifs parfois injurieux : « Fegnasse » (sic), « boulet », « personne influençable » et d'autres insultes qui n'ont rien à faire dans le monde du travail. Mais si les responsables de ces propos, des chefs de service, confirment les faits, ils ont toujours en poste à l'heure actuelle.

Noms d'oiseaux pour les intérimaires

Devant l'apathie de la direction, la CGT a donc décidé de porter plainte. En fait, il s'agit de deux plaintes, comme l'explique France Bleu Drôme Ardèche : la première pour les insultes, la seconde contre le recours jugé « abusif » à l'intérim. Romain Coussin, délégué CGT sur l'entrepôt de Valence, explique que les personnes à temps partiel représentent 40% de la masse salariale de l'entrepôt. « On se dit 5% ça nous semble raisonnable pour répondre à des fluctuations d'activité et de saisonnalité, 40% pour nous c'est complètement anormal ».

Pas de réaction de la direction France

La direction nationale de Leroy-Merlin avait condamné ces « appréciations », qualifiées d'insultantes. Mais elle n'a pas voulu faire de commentaires concernant les deux plaintes du syndicat. Les chefs de service auteur de ces propos restent en place.


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Olivier Sancerre

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.