Les voitures hybrides rechargeables émettraient plus de CO2 que prévu

12
Les voitures hybrides rechargeables pourraient polluer jusqu'à 12 fois
plus que prévu.

Vous avez aimé le scandale du Dieselgate ? Vous allez adorer celui des voitures hybrides rechargeables.   

Des voitures hybrides polluantes

L’ONG Transport & Environnement, qui a déjà révélé comment un petit logiciel installé dans certains véhicules diesel pouvait duper les tests anti-pollution, s’est attaquée aux voitures à la mode en ce moment : les voitures hybrides. Des voitures équipées, donc, d’un moteur thermique, mais aussi d’un moteur électrique.

Leur promesse est alléchante : zéro émission lorsque l’on roule en ville, sur batterie. Le problème, c’est que dès que le moteur thermique prend le relais, les choses ne se passent pas du tout comme prévu. Les émissions de CO2 sont 25 à 89% supérieures aux annonces des constructeurs !  Autrement dit, les voitures hybrides polluent beaucoup plus en conditions réelles que lors des tests d’homologation.

Des tests trompeurs

La raison est toute simple : lors de ces tests, les batteries sont chargées à bloc. Et l’automobile ne dépasse les 50 kilomètres heure qu’un nombre très limité de fois. Mais dans la réalité, la batterie n’est jamais chargée à 100%. La voiture la charge donc en roulant, même à l’électrique. Quant à la limite de 50 kilomètres heure, elle est franchie plusieurs dizaines de fois lors d’un trajet urbain standard, déclenchant à chaque fois le moteur thermique...

Or, on le sait, un moteur pollue toujours plus au démarrage, même avec une injection électronique de pointe. En résumé, la voiture idéale n’existe pas encore. Électrique, son autonomie déçoit. Hybride, elle pollue plus que prévu. Diesel, elle sera bientôt interdite dans les grandes villes. Reste, au final, la voiture à moteur essence, probablement la plus pratique, et la plus vertueuse de toutes, pour encore un petit moment.


A découvrir

Jean-Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.

Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. 

En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.

Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.

En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. 

Il a également été éditorialiste économique sur SUD RADIO de 2016 à 2018.

 

Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).