40 millions d’automobilistes demandent le retrait des radars de covoiturage

L’association 40 millions d’automobilistes est vent debout contre les radars de covoiturage. Elle estime certaines verbalisations comme abusives. Notamment, pour les parents dont les bébés ne sont pas détectés.

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By Cédric Bonnefoy Published on 2 mars 2026 17h00
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40 millions d’automobilistes demandent le retrait des radars de covoiturage - © Economie Matin
135 €L’association 40 millions d’automobiliste est vent debout contre les radars de covoiturage.

40 millions d’automobilistes veut la peau des radars de covoiturage

L’association 40 millions d’automobilistes alerte sur un dysfonctionnement des radars de covoiturage : certains bébés à bord des véhicules ne sont pas détectés, ce qui entraîne des sanctions injustifiées. Elle demande la suspension immédiate du dispositif et l’annulation des PV concernés. Depuis l’ouverture de certaines voies de covoiturage, des automobilistes se retrouvent flashés par les radars alors qu’ils respectent la réglementation. Le problème principal : les systèmes automatisés échouent parfois à reconnaître les bébés installés dans un siège auto, pourtant considérés comme des passagers légitimes.

Sur le boulevard périphérique parisien, la voie réservée aux véhicules transportant au moins deux occupants est entrée en service le 3 mars 2025. Pourtant, de nombreuses familles ont reçu des amendes forfaitaires de 135 euros, malgré la présence d’un nourrisson. Philippe Nozière, président de l’association, explique : « Est-ce que le système est fiable ? Non. Et s'il n'est pas fiable, alors il doit disparaître immédiatement ».

L’association réclame des ajustements urgents

Selon 40 millions d’automobilistes, un bébé doit être considéré comme un passager à part entière, ce qui permettrait de circuler légalement sur ces voies. Pierre Chasseray, délégué général, ajoute : « Aujourd’hui, la mairie de Paris semble faire peu de cas de la réalité des familles ». L’association demande l’arrêt complet des radars de covoiturage et l’annulation immédiate des amendes injustifiées, estimant que la sécurité juridique et l’équité sont compromises par ces dispositifs.

Les radars et caméras installés sur le périphérique parisien reposent sur la vidéo-verbalisation et la reconnaissance des formes, mais leur fiabilité reste insuffisante lorsqu’il s’agit de détecter un nourrisson à bord. Cette situation soulève une question importante : comment concilier la surveillance automatisée du trafic avec la protection des familles et des passagers vulnérables ? Pour l’association, tant que les radars ne peuvent garantir une détection exacte de tous les occupants, ils ne devraient pas sanctionner les conducteurs.

Pour 40 millions d’automobilistes, la solution passe par une refonte complète du dispositif. Elle inclut des tests renforcés de fiabilité et la mise en place d’exemptions claires pour les familles avec bébé. Jusqu’à ce que le système soit fiable, les automobilistes restent exposés à des sanctions injustes, ce qui entretient le débat sur la légitimité et l’efficacité des radars automatisés.

Cedric.bonnefoy

Cédric Bonnefoy est journaliste en local à la radio. À côté, il collabore depuis 2022 avec Économie Matin.

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