Le marché de la voiture électrique, en pleine mutation, réserve quelques surprises à ceux qui pensent que le virage écologique n’est plus soutenu par les pouvoirs publics. À condition, bien sûr, de savoir où chercher.
Voiture électrique : les dernières aides qu’il ne faut surtout pas rater

Le 18 mai 2025 marque une étape charnière pour les automobilistes français en quête d’un véhicule électrique. Si les montants alloués aux aides publiques ont fondu, il reste néanmoins plusieurs leviers pour alléger la facture à l’achat d’une voiture électrique. Entre dispositifs nationaux reconduits, aides régionales résiduelles et incitations réorientées, un panorama clair s’impose pour comprendre qui peut encore prétendre à quoi. Et surtout comment.
Bonus écologique : la base du dispositif pour tout achat de voiture électrique
En 2025, le bonus écologique n’a pas été supprimé. Mais il a été raboté. De manière cinglante. Le budget est passé de 1,5 milliard à 700 millions d’euros, ce qui a réduit l’ampleur du coup de pouce. Pourtant, ce dispositif reste la pierre angulaire de l’incitation à l’achat de voiture électrique. Il offre jusqu’à 4 000 euros pour l’achat d’un véhicule neuf à faible empreinte carbone, sous condition de revenus. Ce montant s’applique aux foyers dits « modestes » et dépend aussi du score environnemental du véhicule, qui prend en compte la fabrication et l’acheminement.
« Le bonus écologique reste un outil central », a rappelé le ministère de la Transition écologique à actu.fr dans un article daté du 18 mai 2025.
Les démarches se font directement via le concessionnaire, qui applique la remise si le véhicule est éligible. Un simulateur officiel est disponible pour vérifier son droit à ce bonus, conditionné au revenu fiscal de référence par part.
Leasing social : la voiture électrique pour 100 euros par mois, vraiment ?
Victime de son succès en 2024, le leasing social — cette location longue durée subventionnée — revient en septembre 2025, selon le même ministère. Ce dispositif permettait à 50 000 ménages d’accéder à une voiture électrique pour environ 100 euros par mois, sans apport.
Mais attention, l’éligibilité est serrée : revenu fiscal de référence par part inférieur à 15 400 euros, et usage professionnel significatif du véhicule (plus de 8 000 km/an ou domicile-travail >15 km). L’aide est valable tous les trois ans, deux fois maximum dans une vie.
On ne connaît pas encore les modalités précises du retour en 2025, mais l’intention est confirmée. Il faudra donc surveiller son déploiement à la rentrée.
Certificats d’économie d’énergie (CEE) : la nouvelle astuce méconnue
C’est la grande nouveauté de 2025. Les CEE — jusqu’ici réservés aux travaux de rénovation énergétique — s’appliquent désormais aux véhicules. « Ces certificats s’adressent à tous, sans condition de revenus », expliquait Capital le 25 mars 2025.
Les montants ? De 310 à 525 euros, selon le constructeur. Renault propose par exemple 310 euros pour la R5 E-Tech, Stellantis monte à 353 euros pour ses modèles, et Volkswagen annonce jusqu’à 525 euros pour des ID.3 ou Audi Q4 E-tron. Certes, l’aide peut sembler symbolique comparée au prix moyen d’un véhicule électrique (42 930 euros), mais elle est cumulable avec le bonus écologique. Elle est également intégrée automatiquement par le concessionnaire. Aucune paperasse à gérer.
Rétrofit : transformer l’ancien en électrique… avec prime
Transformer un véhicule thermique en électrique, c’est possible. Le rétrofit est encouragé par une aide pouvant atteindre 5 000 euros, notamment pour les gros rouleurs modestes.
Conditions : revenus modestes, voiture de plus de cinq ans, engagement de garder le véhicule un an et de parcourir au moins 6 000 kilomètres. Si ces critères sont respectés, cette transformation devient financièrement envisageable.
Encore confidentiel, le rétrofit pourrait devenir un pilier d’une électrification plus circulaire. La France mise sur cette stratégie pour limiter le renouvellement systématique des flottes.
Prime à la conversion : le vieux moteur contre la sobriété
Le dispositif de prime à la conversion est toujours actif. Il permet, en échange de la mise au rebut d’un ancien véhicule polluant, de bénéficier d’un coup de pouce allant jusqu’à 6 000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique.
Le montant varie selon les revenus, le type de véhicule à mettre au rebut et les caractéristiques du véhicule neuf. Ce dispositif s’ajoute au bonus écologique et peut aussi se combiner avec le leasing social.
Et les aides locales dans tout ça ?
Autrefois nombreuses, les aides régionales fondent comme neige au soleil. L’exonération de carte grise pour les véhicules électriques, auparavant généralisée, a été supprimée au 1er mai 2025. Seule la région Hauts-de-France maintient ce dispositif, rappelle le ministère à actu.fr. Ailleurs, il faut désormais payer une carte grise équivalente à celle d’un véhicule thermique : entre 120 et 360 euros selon la puissance.
Certaines métropoles et communes offrent encore des aides ciblées pour l’achat ou la recharge de véhicules propres. Il faut donc consulter les sites des collectivités, mais sans trop d’illusions.