Chaque année, les frais de banque pèsent davantage sur les ménages. En 2026, certaines villes françaises permettent de réduire considérablement cette charge, grâce à une concentration d’établissements aux tarifs les plus compétitifs. Focus sur les zones où il fait bon être client.
Classement 2026 : les villes où votre banque coûte le moins cher

Depuis le 1er février 2025, les consommateurs ont vu leurs frais de banque augmenter d’environ 3 % en moyenne, selon les constats dressés par l’association de défense des consommateurs CLCV. Cette hausse concerne à la fois les établissements en ligne et les réseaux traditionnels, bien que les écarts entre eux se creusent. L’enquête CLCV, qui s’appuie sur l’analyse de 107 banques, révèle une importante disparité tarifaire selon les villes et départements, mais sans publication intégrale des données locales à ce jour.
Les villes en tête grâce aux banques en ligne
Dans plusieurs grandes agglomérations, le recours massif aux banques en ligne permet aux habitants de réaliser des économies significatives. Des cités comme Nantes, Lyon, Strasbourg ou encore Rennes affichent une forte pénétration de ces services digitaux, notamment grâce à une couverture numérique performante et une population jeune, connectée et mobile.
Ainsi, BoursoBank et Fortuneo dominent les comparateurs nationaux, avec un coût moyen annuel estimé à 2,78 € pour un profil classique de consommateur. Ces données sont issues du classement publié par MoneyVox. « Ce sont les seuls établissements où un client peut quasiment ne rien payer pour la gestion courante de son compte », note le site spécialisé.
Selon RTL, ces deux acteurs devancent nettement Hello bank! (91,92 €/an) et Monabanq (110,10 €/an). Or, toutes ces banques étant accessibles partout, leur usage reste plus développé dans les métropoles numériques précitées. À Strasbourg par exemple, plus de 48 % des comptes bancaires ouverts en 2025 l’étaient dans des établissements en ligne, selon des estimations croisées de banques partenaires de MoneyVox.
Tarifs sous pression dans les villes secondaires
Certaines villes moyennes tirent également leur épingle du jeu grâce à une concurrence locale plus marquée entre agences physiques, notamment dans les départements moins densément peuplés. D’après la CLCV, les écarts peuvent atteindre jusqu’à 130 € de différence annuelle pour un même profil selon le département. Bien que le classement ville par ville ne soit pas disponible publiquement, des villes comme Angoulême, Mende ou Le Puy-en-Velay figurent souvent en bonne position dans les retours d’usagers sur les forums de comparateurs agréés.
Dans ces localités, les agences Crédit Agricole ou Axa Banque proposent des formules plus accessibles. À titre d’exemple, les offres de Crédit Agricole Loire Haute-Loire sont affichées à environ 149 €/an, bien en dessous de la moyenne nationale de 215 €, comme le précise MoneyVox dans sa dernière synthèse tarifaire.
La densité d’agences y joue un rôle : moins de clients par guichet, mais plus de fidélisation, forcent les banques à ajuster leurs conditions. Les établissements traditionnels y maintiennent une politique tarifaire modérée, contrairement à certaines zones urbaines où la pression concurrentielle est moindre.
Les départements ultramarins et les écarts extrêmes
Les écarts tarifaires sont encore plus flagrants dans les territoires d’outre-Mer, où les banques locales conservent une forme de monopole. Selon CLCV, les clients résidant en Guyane, à La Réunion ou en Nouvelle-Calédonie déboursent jusqu’à 300 € par an de frais bancaires moyens, soit près de 10 fois plus qu’un client Fortuneo.
Cette inégalité s’explique notamment par l’absence d’alternatives en ligne dans certaines zones, un réseau physique limité et des frais spécifiques liés aux transferts et aux cartes bancaires. Comme l’explique la CLCV : « Là où la concurrence est absente, les tarifs explosent, et les consommateurs n’ont d’autre choix que de subir ».