La Russie traverse une période de net ralentissement économique. En 2025, la croissance est tombée à 1 %, loin des rythmes précédents. Derrière les déclarations rassurantes du Kremlin, les effets cumulés de la guerre en Ukraine, des sanctions occidentales et des déséquilibres internes fragilisent durablement l’économie russe, mettant à l’épreuve la stratégie de Vladimir Poutine.
Russie : la croissance décroche et tombe à 1 %

Le 3 février 2026, à Moscou, les autorités russes ont officialisé un chiffre attendu mais révélateur : la croissance de la Russie s’est limitée à 1 % en 2025. Ce ralentissement marque un tournant après plusieurs années de résilience affichée depuis le début de la guerre en Ukraine et l’instauration de sanctions massives contre l’économie russe.
Russie : une croissance économique freinée par la guerre et les sanctions
La Russie subit aujourd’hui les conséquences structurelles du conflit en Ukraine. Depuis 2022, la guerre a profondément réorienté l’économie russe vers l’effort militaire, au détriment des investissements civils et de la consommation intérieure. Cette réallocation des ressources pèse directement sur la croissance, désormais réduite à 1 % en 2025 selon les autorités russes, a reconnu Vladimir Poutine, cité par BFMTV.
Par ailleurs, les sanctions occidentales continuent d’isoler la Russie des marchés financiers internationaux. Les restrictions sur les technologies, les capitaux et l’énergie compliquent la modernisation industrielle. Selon Reuters, la Russie ne parvient plus à compenser pleinement ces pertes malgré la réorientation de ses échanges vers l’Asie. La croissance russe reste ainsi contrainte par un environnement international durablement dégradé.
Russie : les fragilités internes de l’économie mises en lumière
Au-delà des sanctions, l’économie russe révèle des fragilités internes croissantes. Le secteur industriel reste en contraction. L’indice PMI manufacturier de la Russie s’est établi à 49,4 points en janvier 2026, après 48,1 en décembre, signalant une activité toujours en recul, selon S&P Global cité par Reuters.
Dans le même temps, la hausse de la TVA décidée par le gouvernement russe alimente l’inflation. Reuters souligne que cette mesure a provoqué « la plus forte hausse des coûts des intrants depuis un an », poussant de nombreuses entreprises à augmenter leurs prix. Cette dynamique affaiblit le pouvoir d’achat et freine la demande intérieure, un moteur pourtant essentiel de la croissance russe.
Russie : l’efficacité des sanctions occidentales se confirme
Les sanctions contre la Russie montrent également leur efficacité sur le long terme. Sur le plan énergétique, l’Union européenne a adopté une loi rendant juridiquement contraignante la fin des importations de gaz russe. Cette décision prévoit l’arrêt du gaz naturel liquéfié russe d’ici fin 2026 et du gaz par gazoduc au plus tard le 30 septembre 2027.
Avant la guerre en Ukraine, la Russie fournissait plus de 40 % du gaz consommé dans l’Union européenne. Cette part est tombée à environ 13 % en 2025. Cette chute prive la Russie de revenus énergétiques stratégiques. Dan Jorgensen, commissaire européen à l’Énergie, a déclaré que cette décision signifiait que l’Europe ne financerait plus indirectement la guerre menée par Vladimir Poutine.
