Selon une étude menée par Geev auprès de ses utilisateurs, près de trois Français sur quatre s’attendent à une nouvelle augmentation des prix des fournitures scolaires en 2026. Plus de 63 % des familles considèrent désormais ces dépenses comme une charge importante, dans un contexte où le budget moyen dépasse 100 euros par enfant pour deux tiers des ménages.
Rentrée scolaire : 74 % des Français anticipent une hausse des prix

La rentrée scolaire 2026 s'annonce sous tension. Selon une étude réalisée par Geev auprès de ses utilisateurs, 74 % des Français anticipent une hausse des prix des fournitures, dont près de la moitié en est convaincue. Un chiffre qui traduit moins une intuition qu'un constat : après plusieurs années d'inflation, les ménages n'ont pas retrouvé de marge de manœuvre, et la rentrée, moment de dépenses contraintes, cristallise ces tensions.
Un budget qui ne cesse de grimper depuis 2022
Plus de 71 % des Français constatent une augmentation de leur budget fournitures au cours des deux dernières années, et 38,5 % évoquent une forte hausse. Concrètement, près de deux familles sur trois déboursent désormais plus de 100 euros par enfant, et plus d'une sur quatre dépasse les 200 euros. Pour 63,5 % des répondants, ces dépenses représentent une charge importante.
Autrement dit, la rentrée n'est plus une formalité administrative assortie de quelques achats routiniers. Elle est devenue un véritable enjeu budgétaire, qui intervient juste après la période estivale où les familles ont privilégié les moments de plaisir. Le problème, c'est que cette pression s'inscrit dans la continuité du pic inflationniste de 2022, sans que les revenus aient suivi au même rythme.
Des attentes en décalage avec les aides publiques
Face à cette réalité, les attentes vis-à-vis des dispositifs de soutien évoluent. L'allocation de rentrée scolaire, censée amortir le choc pour les familles modestes, est jugée insuffisante. Plus d'un Français sur deux estime qu'elle devrait se situer entre 400 et 600 euros par enfant, dont plus de 21 % à 500 euros précisément.
Reste que ces attentes se heurtent à une contrainte budgétaire bien réelle pour l'État. Augmenter massivement l'allocation de rentrée scolaire supposerait de trouver plusieurs milliards d'euros dans un contexte où les marges de manœuvre budgétaires sont déjà réduites. Le gouvernement se trouve ainsi pris entre deux feux : répondre aux attentes légitimes des familles ou préserver les équilibres financiers publics.
Le don entre particuliers comme soupape de sécurité
Dans un contexte où chaque euro est arbitré, les comportements évoluent rapidement. Geev, plateforme de don d'objets entre particuliers, enregistre chaque année une hausse des dons d'environ 15 %. L'application permet de récupérer gratuitement des fournitures scolaires près de chez soi, une pratique déjà adoptée par près de 31 % de ses utilisateurs. Selon l'étude, 95 % de ceux qui ont recours à Geev estiment pouvoir économiser jusqu'à 100 euros sur leur budget fournitures.
« La rentrée scolaire est aujourd'hui un moment où les tensions liées au pouvoir d'achat se concentrent particulièrement », précise Hakim Baka, cofondateur de Geev. « Ce que montre cette étude, c'est que les Français anticipent une nouvelle hausse des prix et s'y préparent déjà. Ils ne cherchent plus seulement à consommer moins cher, mais à éviter certaines dépenses quand c'est possible. »
La pratique du don s'inscrit également dans une volonté de réduire l'impact environnemental. Parmi les principales motivations, éviter le gaspillage arrive en tête à 62 %, suivi par l'adoption d'une consommation plus responsable pour près de 41 % des utilisateurs. Le phénomène dépasse donc la simple logique économique pour s'inscrire dans une transformation plus profonde des modes de consommation.