Les pays nordiques combinent protection sociale et économie de marché grâce à une forte confiance institutionnelle, une flexisécurité du marché du travail et une durée de vie active prolongée. À l’inverse, les pays du Sud, dont la France, ont adopté des politiques de préretraite coûteuses qui ont amplifié les déficits et le chômage des jeunes. Seuls le Portugal, l’Espagne et l’Italie ont récemment engagé les réformes nécessaires pour redresser leurs comptes.
Pourquoi les pays nordiques de gauche s’en sortent-ils mieux que ceux du Sud, plutôt de droite ?

Effectivement, les pays nordiques « dits de gauche » : Suède, Danemark, Norvège, Finlande, s'en sortent mieux que les pays dits de droite : L'Italie, l'Espagne, la Grèce, le Portugal et la France, même s'il faut nuancer sur cette différence : gauche/droite.
Comment ces états font-ils pour arriver à cette gestion plutôt flatteuse ?
Les habitants ont une forte confiance en leur état, institutions et leurs ministres, …même s'ils sont taxés fortement. Car en contrepartie ils offrent des services performants, une administration efficace.
Ils arrivent à combiner protection sociale et économie de marché. Ils ont un modèle qui n'est pas anticapitalisme au contraire des entreprises privées, la concurrence et le commerce extérieur y jouent un rôle majeur.
Les durées de travail sont globalement plus élevées, ils placent cette durée au niveau d'une vie.
La Finlande est à 8 heures par jour et 40 heures par semaine et des départs à 64 ans et 6 mois.
La Norvège a un horaire de 37,5 heures à 40h semaine et départs comme l'Islande avec une retraite à 67 ans voire 70 et même 75 ans.
La suède de 62 à 68 ans en fonction des cotisations, elle tend vers une semaine de 6 jours.
Le Danemark la durée minimum est de 37 heures avec des départs de 65/67 ans voire 70 ans.
En résumé ces états ont un marché du travail plus flexible avec une protection sociale importante et surtout une politique de retour à l'emploi très incitative nommée « principe de flexisécurité ».
Ils arrivent ainsi à obtenir un taux d'emploi très élevé, y compris chez les seniors et les femmes, ce qui élargit fortement les rentrées de cotisations sociales.
La culture institutionnelle compte énormément : faible corruption, confiance, respect de l'impôt et une capacité à mener des réformes sur plusieurs décennies.
A l'inverse, beaucoup de pays du Sud ont souffert de faible croissance et de productivité avec un chômage élevé, des économies informelles, clientélistes, un vieillissement démographique et une dette publique non prises en compte quelques soit la couleur du gouvernement.
La France surtout, n'a jamais pris compte les durées de vie surtout finale, elle est dans le peloton des pays ayant une durée de vie des plus importantes.
Pire encore, à contre-courant dans les années 90, les spécialistes annonçaient fièrement que plus on mettait des seniors en préretraite tôt (vers 50 ans) plus il y aurait du travail pour tout le monde.
Une politique qui nous a coûté très chère en augmentant fortement les déficits. Pire le chômage des jeunes s'est envolé se rapprochant des 30% !!! Car il est nécessaire de savoir qu'un senior qui part plus tôt en retraite (disons avant 65 ans) fait perdre la valeur financière de 3,5 jeunes embauchés.
Ces seniors n'ont jamais eu conscience de ce processus tout content de partir plus tôt en retraite.
Les pays nordistes plus réalistes n'ont jamais suivi les sudistes au contraire, ils ont fait l'inverse. Il est incroyable qu'aucun pays du Sud n'ait fait la comparaison, la prise en compte des électeurs était plus forte que tout autre considération.
Il est vrai que plusieurs pays ont depuis peu analysé leur situation financière et pris en compte l'augmentation de la durée de vie.
C'est le cas de trois pays, le Portugal, l'Espagne, l'Italie cette dernière qui trainait une dette très importante vient de dépasser la France en termes de PIB. Le Portugal et l'Espagne ont repris les chemins de la croissance en améliorant nettement leurs comptes.
L'Italie plus attractive attirent de plus en plus l'implantation d'entreprises européennes dont des françaises.
Aucun candidat à l'élection présidentielle ne semble toujours pas être intéressé par ce sujet « brûlant » sauf peut-être Edourad Philippe mais sur le bout des lèvres.
Et pourtant sans revenir aux 40 heures et aux départs à 65 ans, il n'y a aucune chance de retrouver des comptes positifs. Comment aborder ce sujet avant les élections sans perdre des électeurs.
Il est nécessaire d'être très imprégné de cette nécessité, d'être très convaincant, ce n'est pas gagné, peut-être en faisant des comparatifs avec ces pays qui ont su modifier leur orientation politique et leur gestion financière ! Une exception : Les Pays-Bas ont sur prendre le virage efficacement.