Depuis le 4 septembre 2026, un pacte de confiance impose l’affichage du SOH (état de santé de la batterie) sur les voitures électriques d’occasion. Renault, Stellantis et Aramis Auto s’engagent à rendre cette information transparente pour rassurer les 179 000 acheteurs annuels et relancer un marché freiné par l’opacité.
Voiture électrique : l’état de santé de la batterie affiché lors des ventes

En 2025, le marché français de la voiture électrique d'occasion a enregistré 179 000 transactions, marquant une hausse de 30 % par rapport à l'année précédente. Néanmoins, l'opacité concernant l'état des batteries freine encore le marché. Depuis le 4 septembre 2026, un « pacte de confiance » entre le gouvernement et l'industrie automobile impose aux vendeurs de fournir le SOH (State of Health) des batteries. Renault, Stellantis et Aramis Auto ont décidé de rendre cette information accessible aux acheteurs.
Un marché en croissance freiné par l'opacité sur la batterie
Avec 179 000 véhicules électriques d'occasion vendus en 2025, le marché a connu une croissance notable, tandis que les nouvelles immatriculations électriques atteignent 38 % des ventes en août 2026. Cependant, les véhicules de cinq à huit ans mettent plus de 200 jours à se vendre, en raison du manque d'informations fiables sur les batteries. 01net souligne que cette opacité freine les transactions et impacte négativement le secteur.
La condition des batteries reste un obstacle majeur pour les acheteurs. La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, précise que c'est souvent l'élément le plus dissuasif. Le coût potentiel de remplacement, de plusieurs milliers d'euros, entraîne des décotes allant jusqu'à 60 % en cinq ans. Par exemple, la Twingo électrique perd en moyenne 48 % de sa valeur en trois ans, contre 26 % pour sa version essence, en raison du manque de transparence sur l'état des batteries.
Le SOH : un indicateur qui clarifie le marché de la voiture électrique
Le SOH (State of Health) indique la capacité restante d'une batterie par rapport à son état initial. Une batterie neuve est à 100 %, tandis qu'une batterie à 80 % est jugée critique. Automobile Propre explique que ce standard offre un langage commun au marché. Il permet aux acheteurs d'évaluer la valeur résiduelle d'un véhicule, facilitant des décisions d'achat plus éclairées.
Le pacte signé à Rambouillet engage Renault, Stellantis et Aramis Auto à afficher le SOH de leurs véhicules d'occasion. La Plateforme Automobile (PFA), Mobilians et le CSIAM soutiennent cette initiative. Monique Barbut résume : « Notre objectif est de fournir une information transparente pour des achats en toute connaissance de cause. » Ce pacte, bien que volontaire et sans sanctions, promet une mise en œuvre rapide, selon Actu.fr.
Quels bénéfices économiques pour les ménages et la filière ?
L'affichage du SOH devrait accélérer les transactions, permettant aux vendeurs de justifier leurs prix et aux acheteurs d'avoir des bases de négociation tangibles. Les délais de vente devraient se réduire, et la stabilisation des prix de revente pourrait encourager l'achat de véhicules neufs, en réduisant l'écart de décote entre voitures électriques et thermiques. L'Auto-Journal affirme que cette mesure vise à restaurer la confiance des consommateurs.
Pour les ménages modestes, l'électrique d'occasion devient plus accessible grâce à des aides en vigueur depuis le 1er septembre 2026, financées par les fournisseurs d'énergie. Le SOH sécurise l'investissement, permettant aux acheteurs de choisir parmi plusieurs modèles en comparant leur état de santé. Pour les professionnels à revenus modestes, l'électrique d'occasion offre une alternative rentable, avec un coût d'usage mensuel beaucoup plus bas que celui de l'essence.
Anticipation de la norme européenne : avance stratégique française
La France anticipe l'obligation européenne du « passeport batterie » numérique, prévue pour le 18 février 2027. Ce règlement imposera un QR code sur chaque batterie, fournissant son historique complet. L'avance française permet aux constructeurs de se préparer à cette transition et rend le marché français plus attractif pour les acheteurs européens.
Bien que le pacte repose sur le volontariat, sans contrôle ni sanction, il marque un tournant symbolique pour la transparence dans le secteur. Pour la première fois, l'industrie reconnaît publiquement l'importance de la transparence sur les batteries pour l'avenir de l'électrique d'occasion. Un message encourageant pour les 179 000 acheteurs annuels et ceux à venir.
