Les années fastes pour les propriétaires de voitures électriques semblent derrière nous. En 2025, la facture d’assurance grimpe en flèche, mettant fin à une décennie de modération tarifaire pour les véhicules zéro émission. Désormais, l’électromobilité n’échappe plus à la flambée généralisée des prix sur le marché de l’assurance auto.
Assurance des voitures électriques : les primes s’envolent en 2025

Voiture électrique : Fin d’un avantage fiscal stratégique
Jusqu’au 31 décembre 2024, les voitures 100 % électriques bénéficiaient d’une exonération partielle de la Taxe Spéciale sur les Conventions d’Assurance (TSCA), un allégement de fiscalité estimé à environ 18 % sur le coût total d’une prime. Mais depuis le 1er janvier 2025, cette exonération a été intégralement supprimée. Résultat : un effet immédiat sur les cotisations.
Selon des études du secteur, la disparition de cet avantage fiscal représente une hausse brute de 439 € TTC par an pour un véhicule électrique, contre 115 € seulement pour un véhicule hybride assuré dans les mêmes conditions. De quoi relancer la course au meilleur plan : les Français vont se ruer sur les comparateurs pour essayer de trouver trouver une assurance auto pas chère.
Ce changement fiscal s’applique indistinctement à toutes les formules – tiers, tous risques ou intermédiaire – et renforce le différentiel de coût avec les modèles thermiques. La mesure a été décidée dans le cadre du budget 2025, sans dispositif de compensation.
Réparation : la facture cachée des voitures électriques
Contrairement à leur réputation de faible entretien, les voitures électriques coûtent cher à remettre en état. En cas d’accident ou de sinistre partiel, le prix des réparations peut rapidement grimper :
- Les batteries, éléments centraux, sont facturées entre 10 000 € et 20 000 € selon le modèle.
- Les composants électroniques embarqués, souvent propriétaires, nécessitent un remplacement en concession.
- Le taux de recyclage des pièces est plus faible, ce qui limite les économies.
De plus, les ateliers spécialisés dans les réparations haute tension restent rares, rallongeant les délais d’intervention et les coûts de main-d’œuvre. D’après les estimations du cabinet SRA, le coût moyen d’un sinistre sur une voiture électrique est supérieur de 14,3 % à celui d’un véhicule thermique.
Une surprime climatique en hausse
Depuis février 2025, la surprime affectée aux catastrophes naturelles – dite « Cat-Nat » – a été relevée de 6 % à 9 % sur l’ensemble des contrats auto. Cette hausse, instaurée par décret dans un contexte d’intensification des événements climatiques (inondations, grêles, tempêtes), pèse mécaniquement plus lourd sur les voitures électriques, dont la valeur assurée est plus élevée.
L’addition est d’autant plus salée pour les modèles haut de gamme (Tesla, BMW iX, Mercedes EQC…), où la surprime s’applique sur des montants dépassant souvent les 60 000 €.
Du côté des compagnies, on justifie cette réévaluation tarifaire par des impératifs d’équilibre technique. Les assureurs rappellent que les charges de sinistralité ont explosé avec les modèles électriques haut de gamme, les nouvelles technologies et que la fin de l’exonération fiscale ne permet plus d’amortir les risques spécifiques à ces véhicules.
Il semblerait que 2025 marque sans conteste la fin d’une époque. Désormais, les contrats d’assurance pour voitures électriques doivent être considérés avec une vigilance accrue par les propriétaires, et surtout pour les ménages au budget serré. Les avantages fiscaux ont disparu, les réparations coûtent cher, et la sinistralité spécifique à ces modèles bouleverse les équilibres bénéfices-risques. Alors que les objectifs de décarbonation du parc automobile restent ambitieux, l’envolée du coût de l’assurance pourrait en devenir le frein le plus inattendu.