Prix alimentaires : pâtes, farine, riz, café, chocolat, où la baisse est possible en 2026

Dans le commerce, la question du prix redevient centrale au moment où les négociations entre industriels et enseignes viennent de s’achever le 1er mars 2026. Certaines catégories de produits alimentaires pourraient afficher une baisse visible en 2026, mais l’allègement restera inégal selon les rayons et, surtout, selon le poids de chaque poste dans le budget.

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By Rédaction Published on 2 mars 2026 11h53
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Prix alimentaires : pâtes, farine, riz, café, chocolat, où la baisse est possible en 2026 - © Economie Matin
5%Une baisse annoncée de 5% sur certains prix de produits alimentaires ?

En France, l’année 2026 s’ouvre sur un double signal pour le prix en supermarché: d’un côté, des hausses encore vives sur quelques filières sous tension, de l’autre, des coûts de matières premières qui reculent et donnent aux distributeurs des marges de manœuvre pour baisser des prix sur des produits alimentaires courants. L’enjeu, dans le commerce, est simple: transformer la baisse des coûts en baisse en rayon, sans la diluer dans des arbitrages commerciaux.

Prix et baisse des produits alimentaires de base dans le commerce en 2026

La photographie la plus nette, à ce stade, concerne les féculents et certains ingrédients de cuisine. Certaines enseignes ont déjà évoqué une inflation « contenue », voire « très contenue », « ne dépassant pas 1 % », et le texte cite des baisses attendues « pour le riz », « les pâtes », « la farine », ainsi que « certains biscuits » en lien avec des cours « du sucre, du blé tendre et du blé dur » orientés à la baisse, selon Le parisien. Dans cette logique, le prix reculerait d’abord là où la matière première pèse lourd et où les enseignes peuvent rapidement répercuter la baisse.

RMC Conso donne des ordres de grandeur très explicites sur les marchés mondiaux, avec des mécanismes de transmission assez directs dans le commerce. Le riz bénéficie d’un choc de baisse de cours, puisque « le cours a baissé de 37% sur les marchés mondiaux », idem pour le cours du blé qui a un impact direct sur les prix des pâtes et de la farine notamment. Dans un contexte où la bataille de prix reste intense entre enseignes, ces chiffres renforcent l’idée que les produits alimentaires très standardisés sont les premiers candidats à une baisse en 2026 dans le commerce.

Prix, baisse et zones de friction: café, chocolat, viandes

Le point de vigilance à noter, c’est que la baisse des coûts n’est ni simultanée ni uniforme. Certaines familles de produits alimentaires restent en effet coincées par des contrats, des tensions de filière, ou des demandes tarifaires élevées, ce qui limite la baisse de prix dans le commerce.

Sur la viande bovine, RMC Conso signale une dynamique structurelle défavorable. D’une part, « une hausse de 10% a été constatée entre novembre 2024 et novembre 2025 en grandes surfaces » selon l’UFC-Que Choisir, et, d’autre part, la filière subit des départs à la retraite sans successeurs, ce qui réduit l’offre et entretient la hausse du prix. Autrement dit, même si certains prix baissent en 2026, la viande peut tirer le ticket vers le haut, ce qui brouille la perception de la baisse au niveau des ménages.

Côté chocolat, l’issue dépend beaucoup du rapport de force commercial. Sud Ouest, via AFP, rapporte que Thierry Cotillard décrit des hausses demandées « à deux chiffres » sur le cacao et explique : « On s’est vraiment heurté à un mur cette année de la part de certaines grandes marques multinationales du cacao, qui ont continué à faire des demandes de hausse à deux chiffres. » Dans le commerce, cela peut se traduire par des absences de marques et, paradoxalement, par un prix moyen qui ne baisse pas autant qu’attendu si le consommateur se reporte sur des alternatives.

Le café illustre bien le caractère différé de la transmission. Sud Ouest évoque une baisse attendue en rayon chez Intermarché : « Le café devrait également connaître une baisse pouvant aller jusqu’à 5 % ». Mais, en parallèle, l’Observatoire des prix 2025 de Familles Rurales met en évidence une forte hausse récente sur cette catégorie : « le café (+25,1 %) » entre 2024 et 2025 au sein des « produits sucrés, aromatiques et boissons (SAB) ». Même si le prix recule en 2026 sur certaines références, une partie de la baisse pourrait surtout ressembler à une respiration après une séquence de hausse.

Prix et baisse : quel impact sur le budget des ménages

Pour mesurer l’effet concret d’une baisse de prix sur des produits alimentaires, il faut regarder deux choses : le niveau de dépense agrégée, et la structure d’un panier-type. Sur les dépenses, FranceAgriMer publie un repère massif: « Avec 137,5 milliards d’euros dépensés, il s’agit du niveau le plus élevé des dernières années », et le document précise que, sur 2025, les dépenses alimentaires sont « supérieures de 2,6 % par rapport à 2024 et de 22 % par rapport à 2019 ». Autrement dit, même une baisse de prix ciblée en 2026 part d’un plateau élevé, ce qui limite l’impression de “retour à la normale”.

Sur la structure du budget, l’étude Familles Rurales permet d’illustrer, avec des montants mensuels, ce que représente un panier de produits alimentaires. Le dossier de février 2026 indique que le panier « économique » (prix les plus bas constatés) « recule de -0,5 % pour s’établir à 800 € », tandis que le panier « constitué de marques nationales » est donné à « 894 € » mensuels. Et, pour une version restreinte, le document chiffre « un coût de 539€ / mois » pour une famille de quatre personnes. Ces repères aident à comprendre pourquoi une baisse sur les pâtes, la farine, le riz ou le sucre peut compter. Ce sont en effet des achats fréquents, donc un prix plus bas se voit vite, à condition que la baisse soit répercutée sans délai dans le commerce.

Concrètement, si l’on prend un exemple strictement arithmétique, sans supposer la structure exacte des achats : une baisse de prix de 5 % sur le café correspond à 0,50 euro économisé pour 10 euros dépensés, ce qui devient 2,50 euros pour 50 euros sur le mois, et 30 euros sur l’année, à consommation constante. Ce n’est pas une promesse macroéconomique, mais une façon de traduire en euros une baisse annoncée « jusqu’à 5 % » dans le commerce selon Sud Ouest. À l’inverse, une hausse sur le bœuf ou sur certaines tablettes de chocolat peut effacer très vite ces gains, car le prix unitaire est plus élevé, et la fréquence d’achat reste importante pour une partie des ménages.

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