Eurostat estime le chômage à 8,5 % en France en septembre 2026, soit 0,2 point de plus qu’en août, alors que le taux de la zone euro reste à 6,5 %. La hausse est plus marquée chez les moins de 25 ans, dont le taux de chômage atteint 21,9 %.
Chômage : Eurostat estime le taux français à 8,5 % en septembre, contre 6,5 % en zone euro

Le taux de chômage français atteint 8,5 % en septembre 2026, contre 8,3 % en août, selon les estimations harmonisées publiées le 30 octobre par Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne. À l’échelle de la zone euro, le taux reste stable à 6,5 %. L’écart entre la France et ses partenaires de la monnaie unique s’établit ainsi à deux points.
La série mensuelle européenne fait état de 2,732 millions de personnes au chômage en France en septembre, contre 2,654 millions en août, soit 78 000 de plus. Un an auparavant, le taux français était de 7,9 %. Ces chiffres sont corrigés des variations saisonnières et reposent sur une définition harmonisée du chômage, distincte du simple décompte des personnes inscrites à France Travail.
Chez les moins de 25 ans, le taux atteint 21,9 %
Le mouvement est particulièrement visible chez les jeunes actifs. Eurostat estime le taux de chômage des moins de 25 ans à 21,9 % en France, après 20,8 % en août et 20,3 % en septembre 2025. Le nombre de jeunes chômeurs est évalué à 755 000, contre 706 000 le mois précédent.
Cette proportion concerne les jeunes présents sur le marché du travail, et non l’ensemble des moins de 25 ans : les étudiants qui ne recherchent pas d’emploi ne figurent pas dans son dénominateur. En zone euro, le taux de chômage des jeunes est de 15,4 % en septembre, en hausse de 0,3 point sur un mois.
Un marché du travail moins dynamique, mais des indicateurs distincts
Les données européennes interviennent le même jour que l’estimation flash de l’emploi salarié privé de l’Insee. Celle-ci mesure une baisse de 25 800 emplois entre fin juin et fin septembre 2026, soit 0,1 % des effectifs privés, après une diminution de 24 300 emplois au deuxième trimestre. La construction et l’industrie enregistrent de nouveaux reculs, tandis que l’intérim rebondit.
Les deux publications éclairent des dimensions différentes du marché du travail : le taux de chômage rapporte les personnes sans emploi recherchant activement un travail à la population active, tandis que les estimations d’emploi comptabilisent les postes salariés. Leurs évolutions ne se déduisent donc pas mécaniquement l’une de l’autre.
De même, les statistiques d’inscription de France Travail intègrent des personnes qui exercent une activité réduite et des changements de périmètre liés à la loi pour le plein emploi. Elles ne sont pas directement comparables au chômage au sens du Bureau international du travail (BIT), sur lequel repose la série d’Eurostat.
Une hausse française dans une zone euro globalement stable
Eurostat recense 11,555 millions de chômeurs dans la zone euro en septembre, soit 122 000 de plus qu’en août, bien que le taux arrondi reste à 6,5 %. Dans l’Union européenne à vingt-sept, le taux demeure à 6,2 %, avec 13,773 millions de personnes au chômage.
Parmi les grands pays de la zone euro, l’Allemagne affiche 4,1 % et l’Italie 6,3 %, contre 10,3 % pour l’Espagne. Ces écarts reflètent des marchés du travail de structure différente ; la comparaison repose néanmoins sur la même définition statistique européenne.
Les données mensuelles sont susceptibles d’être révisées lors des prochaines publications. Eurostat annonce une nouvelle diffusion des chiffres du chômage le 2 décembre 2026, tandis que l’Insee doit détailler l’emploi salarié du troisième trimestre le 27 novembre.