Alors que les marchés scrutent les choix économiques de Donald Trump, les révélations sur ses investissements personnels relancent les questions autour des liens entre pouvoir politique et intérêts financiers. Portefeuille très exposé aux grandes valeurs américaines, arbitrages massifs et absence de mise sous gestion indépendante : les placements du président américain interrogent autant sur leur logique financière que sur les enjeux éthiques qu’ils soulèvent. C’était la thématique de l’émission Ecorama du lundi avec le camarade David Jacquot.
Donald Trump a fait 3 700 opérations sur les actions au 1er trimestre 2026 !

Se pose évidemment le sujet des conflits d'intérêts. Avec 3 700 transactions en 3 mois avec disons en moyenne 21 jours ouvrés par mois cela nous fait 63 jours de bourse (je ne compte pas les jours fériés éventuels). Soit 3 700 transactions divisées par 63 jours = 58 transactions par jour !!! Ces 58 transactions représentent un montant compris entre 220 et 750 millions de dollars car aux Etats-Unis ce sont des fourchettes qui sont données et pas les montants exacts.
Autant vous dire que la fortune de Trump n'est pas gérée par Trump mais par un « family office », un gestionnaire en charge de ces transactions. La question n'est donc pas de savoir si Trump passe les ordres lui-même, ce n'est évidemment pas le cas, mais s'il transmet des informations privilégiées à ses gestionnaires ce qui au-delà d'un conflit d'intérêt serait surtout un évident délit d'initié ce qui est totalement interdit, mais toujours tentant lorsque vous bénéficiez d'informations privilégiées.
En France c'est le rôle de la HATVP de surveiller l'enrichissement de nos élus et qui publie les déclarations de patrimoine de chacun d'eux ce qui me scandalise au plus haut point. Que ce soit contrôlé est une bonne chose, mais les hommes politiques ont également droit à leur vie privée et il n'y a aucune raison pour que leurs patrimoines soient étalés sur la place publique. Contrôlés oui. Surveillés oui. Vérifiés ? Aucun problème. Mais le patrimoine de mon maire ou de mon député et même d'un ministre ne me regarde pas s'il est acquis légalement.
La transparence est devenue un dogme aussi détestable que l'égalitarisme. Les deux sont en réalité la négation de la liberté.
Imaginez un monde où nous serions tous égaux… nous serions tous pareils et identiques et donc par définition sans aucune liberté car à partir du moment où nous sommes libres, la liberté de nos choix va créer des différences inéluctables et donc des inégalités « insupportables ». Un enfer.
Maintenant imaginez un monde de transparence totale. Tout ce que vous pensez est dit à voix haute. Aucun secret, aucune pensée intime, aucun fantasme, aucune vacherie ou méchanceté ne pourrait être pensées sans être formulées… « que machin est moche », « ho quelle veste horrible ». « Mais qu'il est bête et sot ». Imaginez une transparence totale sous le prétexte que quand on n'a rien à se reprocher, on n'a rien à cacher. Un enfer.
L'égalitarisme et la transparence deviennent vite des fascismes comme les autres, on ne les voit rarement sous cet angle et c'est fort dommage, car ce sont deux idées, deux concepts totalement dévoyés et qui sont pour notre pays totalement mortifères.
Il est déjà trop tard, mais tout n'est pas perdu.
Préparez-vous !