La France prise au piège de sa dette

Toutes dettes confondues, la France vient de dépasser l’Italie et si l’on se compare avec la Grèce, là le bât blesse car elle a des résultats positifs depuis 2016.

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By Daniel Moinier Published on 4 mars 2026 5h00
Crise Budgetaire Instabilite Deficit Dette
La France prise au piège de sa dette - © Economie Matin
3400 MILLIARDS €La dette publique de la France a atteint plus de 3.400 milliards d'euros.

Des réformes vigoureuses ont fait de la Grèce l’une des économies à la croissance la plus rapide en Europe.

Sa dette publique a connu une chute spectaculaire de plus de 50 points passant de 207,6% du PIB à 152,5% au début 2025 !

Alors que la France n’arrête pas d’année en année, d’augmenter la sienne quelques soient les gouvernements.

HISTORIQUE :

En 1980 la dette de la France s’élevait à 599 milliards de francs, soit un peu plus de 90 milliards d’euros. Elle a fortement progressé avec la retraite à 60 ans de 1962.

En 1997 elle s’élevait déjà à 4727 milliards de francs soit un bond à 720 milliards d’euros.

Elle n’a que légèrement augmenté jusqu’en 2003, année où elle a franchi le seuil des 1000 milliards (avec les 35 heures). Déjà, à cette époque ces chiffres donnaient le tournis. Mais ensuite elle a progressé à une vitesse affolante au cours de ses 20 dernières années.

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L’écart entre la ligne rouge et la ligne bleue mesure la contribution des charges d’intérêt nette de la croissance (r-g) à l’évolution du ratio dette/PIB. Données Insee.

Sous Jacques Chirac (12 ans 4 mois et 6 jours) la dette est passée de 663,5 milliards d’euros à 1211.4 milliards d’euros du PIB.

Sous Nicolas Sarkozy (4 ans 11 mois 29 jours) avec la crise des subprimes elle s’est envolée à 1833.8 milliards d’euros, soit 90.2% du PIB.

Sous François Hollande (5 ans) elle a migré à 2258,7 milliards soit 98,4% du PIB

Des déficits primaires sous la gouvernance Macron

Les mandats d’Emmanuel Macron (démarré le 14 mai 2017) jusqu’en 2024 ont accentué la progression même si la dette n’a augmenté que de 10,8 points en première partie, les taux d’intérêt devenant très faibles passant sous les 1% en 2020. La hausse de la dette s’explique uniquement par la très forte hausse des déficits primaires qui l’ont fait croître de 26,11 points, pendant une période où la crise des gilets jaunes puis la pandémie de Covid-19 et la crise de l’énergie ont conduit l’état à assurer les Français contre de trop fortes baisses de pouvoir d’achat.

Autre élément jamais pris en compte l’allongement de la durée de vie qui croît de 7 heures par jour soit un coût énorme dû à l’augmentation du nombre de retraités avec les coûts sociaux engendrés, plus les pertes dues au manque d’activité et tous les avantages sociaux distribués pour garantir un taux de pauvreté acceptable.

Nous arrivons aux élections municipales et les discussions sur la dette sont un peu mises en veilleuse en attendant la présidentielle de 2027 qui ne se présente pas sous les meilleurs augures.

Deux poids extrêmes au parlement, un centre décomposé ne présume pas d’obtenir une gouvernance ayant les moyens pour retrouver les chemins de la croissance, de la prospérité, à moins que les Français soient bien conseillés et sachent enfin ce qui pourrait remettre la France sur les rails. Ce n’est pas gagné !!!

www.danielmoinier.fr

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Daniel Moinier a travaillé 11 années chez Pechiney International, 16 années en recrutement chez BIS en France et Belgique, puis 28 ans comme chasseur de têtes, dont 17 années à son compte, au sein de son Cabinet D.M.C. Il est aussi l'auteur de six ouvrages, dont "En finir avec ce chômage", "La Crise, une Chance pour la Croissance et le Pouvoir d'achat", "L'Europe et surtout la France, malades de leurs "Vieux"". Et le dernier “Pourquoi la France est en déficit depuis 1975, Analyse-Solutions” chez Edilivre.

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