« Nous sommes tous menacés, déclare un chef d’entreprise, car on se rend compte que le Gouvernement ne gouverne pas vraiment et se plie aux injonctions des syndicats dont la CGT (Confédération Générale du Travail)».
1er Mai : Sophie Binet, l’exception qui fait la loi ?

En effet, les chefs d’entreprise du Mouvement ETHIC (Entreprises de Taille Humaine Indépendantes et de Croissance), auquel adhère la CNBPF (Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française), sont tous derrière son président Dominique Anract. Devant le renoncement du Gouvernement à faciliter le travail des salariés de certains commerces le 1er mai, il exprime la colère de 35 000 boulangers « fous furieux ». Le Président de la CNBPF rencontre à 17 heures le ministre du Travail et des Solidarités, monsieur Jean-Pierre Farandou, malgré le fait que, selon Dominique Anract, « il n’a aujourd’hui aucun pouvoir sur l’ouverture des boulangers le 1er mai. Et il n’a pas non plus le pouvoir de demander la bienveillance de l’inspection du travail »
L’argument des syndicats est qu’il n’y a pas de liberté pour le salarié de s’opposer à un patron qui voudrait l’obliger à travailler. Faux, c’est une remarque archaïque : le rapport de force a changé, il est aujourd’hui plutôt en faveur du salarié. Sophie Binet, Secrétaire générale de la CGT, va donc à l’encontre de l’intérêt des salariés volontaires, qui demandent ce levier d’augmentation de leur pouvoir d’achat.
Ce qui est en jeu, au-delà du cas particulier du 1er mai, c’est la liberté de plus en plus restreinte des chefs d’entreprise qui sont sous le joug des syndicats (8% de salariés syndiqués en France). Dans un monde économiquement très menacé, le Gouvernement s’applique donc lui aussi à empêcher les Français volontaires de travailler, alors que 80% d’entre eux sont favorables à cette évolution.
On a mis le bon sens au chômage !.
