Consommation de fruits et légumes : reprise prudente en 2025

En 2025, la consommation de fruits et légumes repart à la hausse. Portée par une inflation plus modérée et un léger rebond du pouvoir d’achat, l’alimentation des ménages français montre des signes de détente. Pourtant, derrière la progression des achats de fruits et légumes frais, les arbitrages demeurent serrés, les volumes restent surveillés et la montée en gamme reste mesurée.

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By Rédaction Published on 28 février 2026 18h08
fruits et légumes
Consommation de fruits et légumes : reprise prudente en 2025 - © Economie Matin
476 kgPour les seuls fruits et légumes frais, les quantités achetées par ménage s’élèvent à 476 kg en 2025.

En 2025, la consommation de fruits et légumes s’inscrit dans un contexte économique plus apaisé qu’en 2022 et 2023. Selon le document « Bilan et achats des ménages 2025 », publié par Interfel en février 2026, les achats de fruits et légumes frais progressent à la fois en volume et en valeur, dans un environnement marqué par une inflation alimentaire contenue et une reprise prudente de l’alimentation à domicile.

Fruits et légumes : une consommation relancée par la désinflation et la reprise des achats

En 2025, le contexte macroéconomique s’améliore, et la consommation de fruits et légumes bénéficie de cette respiration. Le produit intérieur brut progresse de +0,9 % après +1,1 % en 2024, tandis que le pouvoir d’achat du revenu disponible brut des ménages augmente de +0,5 % sur un an, après +2,5 % en 2024, selon Interfel. Par ailleurs, l’inflation annuelle moyenne ralentit à +1,0 % en 2025, contre +2,0 % en 2024. Les produits alimentaires affichent une hausse de +1,2 %, et les produits frais se limitent à +1,0 %, après +1,9 % un an plus tôt. Dès lors, la consommation alimentaire retrouve un peu d’élan, même si les ménages demeurent attentifs à leurs achats.

Dans ce cadre, l’évolution en valeur des fruits et légumes frais atteint +5 % par rapport à 2024, toujours selon Interfel. Cette progression s’explique par une hausse des volumes achetés de +3 % et par une augmentation du prix moyen payé à l’achat d’environ +2 %. Autrement dit, la consommation de fruits et légumes redémarre, mais elle reste encadrée par une discipline budgétaire. Le document précise que « L’évolution de la consommation en valeur pour le « Total circuits » a été de +5,3% / 2024 ». Cette dynamique résulte notamment d’une fréquence d’achat en hausse de +4,1 %, alors que le panier moyen en volume recule de -1,2 %, ce qui traduit une stratégie d’achats plus fréquents mais plus mesurés.

Fruits et légumes : des volumes en hausse, mais des quantités toujours maîtrisées

Sur le plan des volumes, les chiffres confirment la reprise de la consommation de fruits et légumes à domicile. Les quantités achetées par ménage atteignent 165 kg en 2024, puis 161 kg en 2025 pour l’ensemble des produits frais traditionnels, selon les graphiques du rapport Interfel. Pour les seuls fruits et légumes frais, les quantités achetées par ménage s’élèvent à 476 kg en 2025, contre 491 kg en 2024 et 485 kg en 2023. Ainsi, malgré le rebond en valeur, la consommation en volume reste inférieure aux niveaux d’avant-crise sanitaire.

En parallèle, la dépense annuelle moyenne par ménage consacrée aux fruits et légumes frais atteint 476 euros en 2025, contre 491 euros en 2024, tandis que le prix moyen payé à l’achat s’établit à 2,88 euros par kilo, après 3,10 euros en 2024. Cependant, la fréquence d’achat progresse à 72,5 actes par an, contre 69,6 en 2024. De plus, la taille moyenne du panier s’ajuste à 11,3 kg par acte, en hausse par rapport à 10,7 kg l’année précédente. Cette configuration montre que la consommation de fruits et légumes se réorganise : les ménages achètent plus souvent, mais ils contrôlent leurs quantités et leur budget.

Le rapport souligne d’ailleurs que « Les Français ont ainsi réduit leurs arbitrages tout en restant vigilants sur leurs dépenses du quotidien ». Cette phrase résume l’équilibre fragile observé en 2025. D’un côté, la désinflation desserre la contrainte ; de l’autre, l’expérience des hausses passées incite à la prudence dans l’alimentation et dans les achats courants.

Fruits et légumes : quels produits tirent la consommation en 2025 ?

Dans le détail, la consommation de fruits et légumes révèle des hiérarchies stables mais des ajustements significatifs. Côté légumes, la tomate représente 18,4 % des volumes, suivie par la carotte à 11,6 % et la courgette à 7,9 %, selon Interfel. L’oignon pèse 7,1 %, la salade 6,3 % et le concombre 7,3 %. Cette structure montre que la consommation de fruits et légumes reste concentrée sur quelques références majeures, même si les évolutions en volume varient selon les catégories.

Pour les fruits, la pomme demeure en tête avec 14,4 % des volumes, devant l’orange à 10,8 % et la clémentine ou mandarine à 8,3 %. Le melon atteint 6,7 %, l’avocat 5,3 % et le raisin 3,7 % . Par ailleurs, la gamme biologique enregistre des évolutions contrastées. En 2025, les volumes de fruits bio progressent de +4,0 % par rapport à 2024, alors que certains légumes bio reculent de -1,3 % à -13,2 % selon les espèces. Cela signifie que la consommation de fruits et légumes bio bénéficie d’un retour progressif d’acheteurs, sans toutefois retrouver son potentiel d’avant 2022.

Enfin, la répartition de la consommation à domicile en 2025 montre que les produits de grande consommation représentent 74 % des dépenses, tandis que les produits frais traditionnels comptent pour 26 % des parts de marché. Dans cet ensemble, les fruits et légumes frais, y compris la pomme de terre, concentrent 10,3 % des dépenses alimentaires. Dès lors, la consommation de fruits et légumes demeure un pilier de l’alimentation des ménages, même si elle évolue dans un environnement où chaque achat est pesé.

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