Le nouvel indice Lloyds publié le 6 novembre fait état d’une baisse de 0,6 % des prix des logements au Royaume-Uni en octobre. Le prix moyen tombe à 296 285 livres, dans un marché freiné par le coût des crédits immobiliers.
Immobilier britannique : les prix reculent de 1,2 % sur un an, une première depuis 2023

Le marché immobilier britannique termine octobre sur un nouveau recul. Selon l'indice des prix immobiliers publié par Lloyds le 6 novembre 2026, le prix moyen d'un logement au Royaume-Uni atteint 296 285 livres sterling. Il diminue de 0,6 % sur un mois et de 1,2 % sur un an.
La baisse annuelle est la plus importante depuis octobre 2023. Elle intervient après plusieurs mois difficiles pour les acheteurs, confrontés à des crédits coûteux et à une incertitude économique persistante. Lloyds relève aussi une baisse de 0,5 % sur trois mois, un indicateur qui confirme la faiblesse récente du marché sans présager à lui seul de son évolution future.
Pourquoi les acheteurs hésitent
Le directeur des prêts immobiliers de Lloyds, Andrew Asaam, attribue cette prudence à un environnement économique difficile. Selon la banque, le retour de pressions inflationnistes, en partie lié au conflit au Moyen-Orient, maintient les coûts d'emprunt à un niveau élevé et réduit les marges de manœuvre des ménages.
La dépêche Reuters du 6 novembre souligne que le recul mensuel a dépassé les anticipations des économistes. Elle précise également que la Banque d'Angleterre venait de relever son taux directeur, un contexte peu favorable à une détente immédiate du crédit.
La situation n'est toutefois pas uniforme. Londres enregistre un repli annuel plus marqué que certaines autres régions, tandis que les marchés d'Irlande du Nord, d'Écosse et du pays de Galles résistent davantage, selon les données régionales reprises par la presse britannique.
Une baisse qui ne signifie pas un effondrement général
Les chiffres de Lloyds portent sur un indice fondé sur les données de prêts immobiliers de la banque. Ils ne constituent pas le recensement de toutes les transactions conclues au Royaume-Uni. D'autres baromètres, notamment celui de Nationwide, peuvent afficher des variations différentes en raison de leurs méthodes et échantillons.
Lloyds ne prévoit pas nécessairement une longue chute continue des prix. La banque estime néanmoins que la demande devrait rester modérée dans les prochains mois, faute d'amélioration rapide du pouvoir d'achat immobilier.
Pour les observateurs français, cette publication montre surtout combien un marché du logement peut réagir à la combinaison de taux de crédit élevés, d'inflation et d'attentisme des ménages. Elle ne démontre pas que les prix français suivront la même trajectoire : fiscalité, offre, financement et dynamique régionale diffèrent entre les deux pays.
La prochaine lecture de l'indice permettra de voir si le recul d'octobre se prolonge. Pour l'instant, le chiffre marquant reste ce prix moyen inférieur à 300 000 livres, après une nouvelle baisse mensuelle.