Budget 2013 : la compétitivité des entreprises mise à mal par l’Etat

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Par Guillaume Cairou Modifié le 25 septembre 2012 à 4h08

Nous, entrepreneurs, sommes stupéfaits de ce qui est envisagé pour le budget 2013. Ce budget est un choc, c'est un budget qui crée la récession.

Nous demandons une réforme structurelle de l'impôt sur les sociétés (IS), et une modulation du taux en fonction de la taille de l'entreprise. Nous attendons enfin une baisse des cotisations sociales pour alléger le coût du travail.


Ce budget ignore toutes les réalités économiques auxquelles les entreprises sont confrontées. Industrie en déclin, parts françaises du marché mondial en recul, chute du nombre d'entreprises exportatrices, des marges au plus bas depuis 1985. En axant son budget sur l'augmentation drastique des prélèvements obligatoires et des impôts au détriment de la réduction des dépenses publiques, le Gouvernement semble ne pas se rendre compte du désinvestissement massif des entreprises que cela va engendrer.

Nous sommes en train de créer artificiellement les conditions d'un décrochage définitif de nos entreprises dans la compétition mondiale alors que l'exécutif suédois vient d'inscrire dans son budget 2013 une baisse sensible du taux de l'impôt sur les sociétés. Si nous, chefs d'entreprises, avons besoin d'un plan de relance, c'est comme en Suède d'un plan de relance fondé sur la baisse de la charge fiscale qui pèse sur nos entreprises pour innover, investir et embaucher plus.

Nous nous frottons chaque jour au terrain de la guerre économique mondiale. Nous entendons parler de compétitivité, nous ne pouvons plus attendre, surtout en vain, que les actes suivent les discours. La situation, notamment dans l'industrie, se dégrade à une vitesse si inquiétante que chaque jour qui passe est un retard irrattrapable.

Nous constatons que de commissions en comités, le "choc de compétitivité" dont a besoin le pays s'éloigne. L'exécutif va-t-il longtemps encore continuer à fait fuir les investisseurs et à nuire à l'attractivité de la France ?

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Fils d’ouvrière d’origine serbe, autodidacte, éducateur puis enseignant en banlieue, c’est au chômage à 30 ans que Guillaume Cairou crée Didaxis, pionnier du portage salarial. Aujourd’hui 15e recruteur français, classé dans le Fast 500 européen des entreprises par Deloitte, il a permis à plus de 10 000 personnes de créer durablement leur emploi.

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