Carrefour va devoir verser 18 millions d’euros à la CGT

Par Cédric Bonnefoy Modifié le 15 juillet 2022 à 10h56
Drive Carrefour Supermarche
18 millionsLe tribunal d'Évry vient de condamner Carrefour à payer 18 millions d'euros à la CGT.

L’enseigne de grande distribution va devoir sortir le chéquier. Elle vient d’être condamnée à payer 18 millions d’euros au syndicat CGT. Carrefour va faire appel.

Un plan d’organisation du travail contesté

Le torchon brûle entre la CGT et l’enseigne de grande distribution Carrefour. Cette dernière vient d’être condamnée par le tribunal d’Evry à verser quelques 18 millions d’euros au syndicat. Selon la justice, le distributeur n’aurait pas respecté une ordonnance l’appelant à suspendre un plan contesté d'organisation du travail. Sauf que c’est illégal, Carrefour vient donc d’être condamné.

L’histoire débute en octobre 2020. La CGT saisit la justice concernant le plan de l’enseigne baptisé Projet Top. Selon les responsables France du groupe, cette nouvelle réorganisation du travail doit permettre de satisfaire toujours plus la clientèle. Le syndicat n’est pas du tout de cet avis. Pour lui, ce Projet Top représente une régression sociale pour les salariés du groupe.

Carrefour n’aurait pas respecté une décision de justice

La CGT va plus loin : ce plan porterait atteinte à la santé et la sécurité des travailleurs. En fin d’année 2020, le tribunal donne raison au syndicat et ordonne à Carrefour de stopper ce projet de réorganisation du travail et de négocier avec les partenaires sociaux. Décision assortie d’une astreinte de 30.000 euros par infraction constatée et par jour. Problème : selon le syndicat, l’enseigne n’aurait pas respecté ces engagements, donnant lieu à un nouveau passage devant le juge.

À la sortie de l’audience, le distributeur assure qu’il va faire appel de cette décision. Selon lui, l’enseigne aurait respecté toutes les décisions de la première audience devant le tribunal d’Évry. Carrefour insiste aussi sur le fait que la mise en œuvre de ce projet de réorganisation du travail va se poursuivre. Cette affaire est donc loin d’être encore terminée.

Cédric Bonnefoy est journaliste.