Code du Travail : la réforme jugée inefficace contre le chômage

40 %
Seuls 40% des Français estiment que réformer le Code du Travail aidera
à réduire le chômage.

Q1 : Selon vous, la réforme du code du travail souhaitée par le gouvernement permettra-t-elle de faire baisser le chômage en France ?

Sous total « oui » : 40 % (+ 19 points par rapport au 12 mai 2016)

Sous total « non » : 59 % (- 19 points par rapport au 12 mai 2016)

Selon vous, la réforme du code du travail souhaitée par le gouvernement permettra-t-elle de faire baisser le chômage en France ?

La majorité des Français continue de penser que la réforme du Code du travail ne permettra pas de faire baisser le chômage en France, dans la continuité d’une forme de résignation à l’égard de toutes ces mesures pour inverser la courbe du chômage, restées sans succès au cours des dernières années. Pourtant, ce résultat est en trompe-l’œil, puisque la progression de l’optimisme sur l’impact d’une réforme du Code du travail est frappante. Elle témoigne d’une attente nouvelle d’une partie des Français dans une période où certains ont manifestement « envie d’y croire » plus que les autres.
Dans tous les cas, face à une France coupée en deux, entre défiance et optimisme, les partenaires sociaux dans leurs premières déclarations ont semblé faire preuve d’attentisme, au moment où se met en place une communication gouvernementale mesurée, qui mise avant tout sur une image de dialogue et de pragmatisme pour garder la maîtrise du débat et gagner la bataille de l’opinion.

Pour le gouvernement, ce résultat est donc une bonne nouvelle puisqu’une attente existe – et donc un potentiel soutien de l’opinion - de voir une réforme porter ses fruits rapidement, sous réserve que la pédagogie des résultats attendus soit bien faite. C’est en même temps une obligation très forte de réussir ce qui sera sans aucun doute l’exercice le plus difficile en communication, à savoir concilier la rapidité de l’action avec la pédagogie autour des effets positifs attendus de la réforme.

Plus que sur la nécessité de la réforme qui ne fait plus débat, c’est bien sur la réalité de ses effets que le gouvernement pourra gagner la bataille de communication, en faisant du temps court son allié : agir rapidement sur ce sujet, c’est profiter de « l’état de grâce » mais c’est surtout profiter, sur un sujet sensible, de l’effet de souffle du changement né de l’élection d’Emmanuel Macron. Tout l’inverse de la déception née du « changement qui ne fut pas maintenant » sous François Hollande.


Q2 : Pensez-vous que la future loi de moralisation de la vie politique sera efficace pour changer les pratiques politiques en France ?

Sous total « oui » : 50 %

Sous total « non » : 48 %

NSP : 2 %

Pensez-vous que la future loi de moralisation de la vie politique sera efficace pour changer les pratiques politiques en France ? 

Une courte majorité de Français considère que la loi de moralisation de la vie politique aura un impact certain sur la vie politique française. Si la France reste là encore coupée en deux, il n’en demeure pas moins que ce résultat s’avère une surprise, à rebours de la défiance généralisée à l’égard de la classe politique sur toutes les mesures mises en œuvre en matière de moralisation et de transparence de la vie politique. Non seulement une majorité de Français est en attente de cette loi… mais en plus elle semble convaincue d’avance de son impact. Cet a priori positif sur une loi est suffisamment rare pour être souligné.

Une attente à ne pas décevoir donc mais à manier avec précaution, car comme pour la réforme du Code du travail, les Français ne demandent plus à être convaincus de la nécessité de la réforme, mais bien de son efficacité réelle pour le pays. Il existe une opportunité de redonner confiance en la politique, à condition de savoir en montrer les effets immédiats et en pratique. Bref, la communication sous l’ère Macron va devoir redonner ses lettres de noblesse à la scénarisation du pragmatisme et des résultats. Tout l’inverse d’une fin de quinquennat de François Hollande où s’est développée, à son corps défendant, une scénarisation de l’indécision et du manque de résultat.


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