Complémentaire santé solidaire : plus de bénéficiaires au 1er avril 2022

Par Cédric Bonnefoy Modifié le 29 mars 2022 à 13h52

Le décret vient d'être publié au Journal officiel. Dès le 1er avril 2022, le plafond de revenus pour bénéficier de la Complémentaire santé solidaire sera relevé. Il devrait permettre à plus de personnes d'être éligibles.

Parmi les changements du 1er avril 2022, celui du plafond pour bénéficier de la Complémentaire santé solidaire (CSS). Elle s'adresse aux foyers les plus modestes et permet d'être dispensée d'avancement et de dépassement d'honoraires lors de consultations chez les médecins, les dentistes et autres professionnels de santé. Mais aussi, cette complémentaire prend en charge un forfait journalier le cas échéant.

Une augmentation de 1.8%

Dans les faits, dès le 1er avril 2022, le seuil de référence pour une personne seule est relevé de 9.041 euros par an à 9.203 euros. Concrètement, si vous gagnez moins que ce montant, vous êtes alors éligible à cette Complémentaire santé solidaire. Avec cette augmentation, plus de personnes devraient avoir accès à la CSS. Cette hausse se calque sur celles des différentes aides versées par la Caisse d'Allocations Familiales. Plusieurs autres vont augmenter au 1er avril 2022 compte tenu de l'inflation actuelle.

Dépasser les plafonds prévus par la loi ne coupe pas forcément l'accès à cette complémentaire. Mais elle est alors conditionnée à une cotisation mensuelle. Son montant varie de 8 à 30 euros par mois.

Faciliter les démarches

Elle est née de la fusion, en 2019, de la couverture maladie universelle complémentaire et de l'aide à la complémentaire santé solidaire. L'objectif de l'État était alors de toucher 10 millions de personnes. Difficile de savoir si avec cette hausse, cela sera réellement le cas.

Pour toucher toujours plus de bénéficiaires potentiels, l'État prévoit de rendre les démarches plus simples. Par exemple, bénéficier du RSA permettra de bénéficier automatiquement de cette Complémentaire santé solidaire. Aucune démarche ne sera nécessaire, sauf refus. La Cour des comptes budgète le dispositif à 2.3 milliards d'euros par an.

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