Dieselgate : BMW jure ne pas avoir triché

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Par Laure De Charette Publié le 24 juillet 2017 à 9h55
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22Le scandale du Dieselgate a coûté 22 milliards de dollars à Volkswagen rien qu'aux États-Unis.

Tous les constructeurs automobiles auraient-ils triché sur les émissions de leurs véhicules ? BMW, à son tour pointé du doigt, jure être parfaitement innocent.

Tricherie et entente ?

Le « Dieselgate » n’en finit pas de faire des vagues. Plusieurs constructeurs automobiles allemands mais aussi français et italiens -Volkswagen en tête, mais aussi Daimler, Fiat, Renault, Peugeot, Audi- ont été accusés de tricher sur les émissions de leurs véhicules.

Un autre géant du secteur a pour l’heure échappé aux soupçons : il s’agit de l’Allemand BMW. Mais des informations parues dans la presse l’accusent d’avoir lui aussi manipuler les émissions de ses voitures. Et même de s’être entendu avec ses concurrents allemands, ce qui est tout à fait illégal !

D’après le très sérieux magazine allemand Der Spiegel, plusieurs constructeurs, dont BMW, Volkswagen, Audi et Porsche, se seraient mis d’accord pour fixer les prix des systèmes de traitement des émissions de moteurs diesel, comme le relate un article des Echos. Ce type d’entente est illégal, car il fausse la libre concurrence qui doit régner sur le marché.

L'Europe va enquêter

BMW a démenti le 23 juillet dans un communiqué les deux accusations. Mais il lui faudra prouver son innocence. Les autorités de la concurrence européennes vont en effet mener l’enquête pour voir si oui ou non, le constructeur allemand a triché.

Si le scandale du Dieselgate, qui a éclaté en 2015, a eu un tel retentissement mondial, c’est parce qu’il compromet notre santé à tous. Selon une étude parue en mai 2017 dans la revue Nature, les émissions d'oxyde d'azote produites par les véhicules diesel au-delà des limites affichées par les constructeurs ont provoqué 38 000 morts prématurées dans le monde en 2015. Environ 80 % de ces décès ont eu lieu dans trois régions : l'Union européenne, la Chine et l'Inde.

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Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique.Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.