Emmanuel Macron consacre 1,5 milliard d’euros à l’intelligence artificielle

Par Olivier Sancerre Modifié le 30 mars 2018 à 17h39
Intelligence Artificielle Macron 2
50%Les chercheurs pourront consacrer 50% de leur temps à des groupes privés.

La France ne veut pas rater le train de l'intelligence artificielle, qui est en train de bouleverser en profondeur bon nombre de pans entiers de l'économie et de la recherche. Emmanuel Macron a tracé les grandes lignes de son projet pour le pays.

Faire de la France la tête de pont européenne, voire mondiale, de la recherche sur l'intelligence artificielle relève de la gageure. D'autres pays n'ont pas attendu la France pour se lancer pleinement dans cette course, à commencer par les États-Unis bien sûr, mais aussi la Chine qui investit 13 milliards d'euros entre entre 2016 et 2019. En mettant 1,5 milliard d'euros sur la table — une somme issue du fonds pour l'innovation doté de 10 milliards —, l'Hexagone fait encore pâle figure. Mais la volonté affichée par Emmanuel Macron et l'organisation proposée ce jeudi 29 mars pourraient faire mouche.

Garder les chercheurs français

L'objectif de ce nouveau programme, c'est d'attirer les chercheurs étrangers et conserver en France les meilleurs chercheurs français. Le pays n'en manque pas : les écoles françaises produisent des chercheurs de réputation mondiale qui, hélas, ne trouvent pas souvent de débouchés en France. Ils œuvrent donc pour des groupes étrangers, souvent américains comme Google, Facebook ou encore Apple. Les pouvoirs publics vont mettre en place un « hub de recherche » d'instituts consacrés à l'intelligence artificielle regroupés autour de l'INRIA. Des chaires individuelles vont aussi être proposées pour accueillir des chercheurs étrangers.

De meilleurs salaires

Pour améliorer les salaires des chercheurs, en particulier des plus jeunes (ceux qui sont le plus susceptibles de partir vers la Silicon Valley), Emmanuel Macron a également annoncé qu'ils pourront consacrer jusqu'à 50% de leur temps dans des groupes privés au lieu de 20% actuellement. Tout cela devrait permettre d'améliorer l'attractivité du territoire français aux yeux des entreprises étrangères : plusieurs groupes ont ainsi annoncé l'installation de centres de recherche en France, dont Samsung, Google (DeepMind) et Fujitsu.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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