L’Oréal condamnée pour avoir espionné les instituts Guinot

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Par Marine Carballet Modifié le 16 juin 2021 à 12h42
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370.000 eurosL'Oréal est condamnée à verser la somme de 370.000 euros à la société Guinot pour espionnage

Le numéro un mondial du cosmétique L'Oréal a été condamné à verser 370.000 euros au groupe Guinot, un spécialiste des instituts de beauté.

L'Oréal a envoyé des enquêteurs dans les franchises Guinot

Qui aurait cru que le numéro un mondial du cosmétique pourrait en arriver là ? L’Oréal a été condamné lundi 14 juin par le tribunal de Commerce de Paris à verser la somme de 370.000 euros à la société Guinot, pour espionnage. Le spécialiste des instituts de beauté, qui compte quelques centaines d’instituts de beauté en France, a porté L’Oréal en justice, l’accusant d’avoir envoyé des enquêteurs dans ses franchises sans préciser d’où ils venaient.

Ces enquêteurs se présentaient comme envoyés en interne par la direction de Guinot et ils ont obtenu des détails confidentiels sur l’offre de soins et le savoir-faire des instituts, que se soit auprès des employés et des clients. « En n'informant pas les esthéticiennes concernées et les consommatrices de l'identité du commanditaire de l'enquête, (L'Oréal) a usé de moyens déloyaux pour s'approprier des informations sur un concurrent direct d'une de ses filiales », a jugé le tribunal.

Le développement de Guinot à l'international est entravé

Si Guinot a gagné le procès contre L’Oréal, la somme fixée par le tribunal est bien moins importante que celle que la société espérait. En effet, le demandeur exigeait 13,5 millions d’euros de dommages et intérêts car il estime que géant français des cosmétiques a considérablement entravé son développement en l’espionnant.

Dans le détail, le tribunal a condamné L’Oréal à payer 300.000 euros pour « perte de chance de se développer à l’international » en ajoutant 70.000 euros de frais de justice à la charge du groupe poursuivi pour espionnage. Interrogée par l’AFP, l’entreprise se dit très surprise par la décision et laisse entendre qu’elle pourrait faire appel.

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