Vos impôts version 2014 passés à la loupe

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Par Laure De Charette Modifié le 19 décembre 2013 à 6h33

Tout augmente... surtout les impôts. Voici un tour d'horizon des différentes hausses d'impôts ou créations de nouvelles taxes qui vont frapper le portefeuille des Français et des entreprises tricolores à partir du 1er janvier 2014, alors que le Parlement doit voter aujourd'hui définitivement le budget 2014, après deux mois de débats. On s'accroche !

Les familles vont trinquer...

Du côté des ménages tout d'abord : leurs impôts vont encore augmenter de plus de 10 milliards d'euros. Précisément, le plafond du quotient familial va être abaissé de 2 000 euros à 1 500 euros par demi-part. Traduction : 1,3 million de foyers, soit 12% des ménages avec enfant(s) à charge, vont devoir payer 64 euros d'impôts de plus par mois en moyenne ;

les retraités ayant eu trois enfants ou plus qui perçoivent une majoration de leur pension jusque-là exonérée d'impôts devront désormais la déclarer : 3,8 millions de foyers fiscaux sur les 5,4 millions bénéficiant de la majoration sont concernés ;

les réductions d'impôts liées aux différentes niches fiscales vont être plafonnées à 10 000 euros ; les tranches d'imposition vont augmenter au même rythme que l'inflation.

... les entreprises aussi

Du côté des entreprises, le taux de la surtaxe de l'impôt sur les sociétés va passer de 5% à 10,7% pour celles réalisant un chiffre d'affaires supérieur à 250 millions d'euros ; 470 entreprises devront payer la taxe à 75% sur la fraction de la rémunération supérieure à un million d'euros de leurs dirigeants.

Du côté du logement, les taxes frappant les plus-values immobilières sur les terrains vierges vont augmenter, et elles seront applicables même après 30 ans de détention. Les droits de mutation, dont tout acheteur d'un bien immobilier doit s'acquitter, pourront augmenter dans certains départements de 3,8 % à 4,5 %.

Du côté de la TVA, le taux normal va passer de 19,6 % à 20 % au 1er janvier et le taux intermédiaire de 7 % à 10 %, sauf exceptions. Cela devrait notamment entrainer des hausses de tarifs dans les transports.

Une « taxe carbone » va être instaurée, qui viendra alourdir la facture énergétique (gaz, fioul, charbon, gazole, essence).

Seuls les ménages modestes ou ceux effectuant de très gros travaux pourront désormais encore déduire une partie des travaux de rénovation de leur feuille d'impôts via le crédit d'impôt développement durable.

Tout de même, quelques allègements...

En revanche, quelques allègements sont prévus : la décote (remise d'impôt) bénéficiant aux premières tranches d'imposition va être élargie, pour aider les ménages modestes. Le seuil du revenu fiscal de référence, qui conditionne plusieurs exonérations d'impôts (taxe d'habitation, CSG, redevance audiovisuelle...) va être relevé de 4%.

La plus-value réalisée sur la vente d'une résidence secondaire va être exonérée d'impôts dès 22 ans, contre 30 ans actuellement.

En outre, un abattement exceptionnel supplémentaire de 25% s'applique aux cessions réalisées entre le 1er septembre 2013 et le 31 août 2014. Et surtout, les entreprises vont bénéficier de 4% de baisse du coût du travail en 2014 via le CICE (crédit d'impôt compétitivité emploi).

Alors, vive 2014 ?!

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Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique.Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.

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