Intelligence artificielle : l’État va investir 10 milliards d’euros

Par Olivier Sancerre Modifié le 19 mars 2018 à 12h01
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8,2 MILLIARDSLa privatisation complète d'Aéroports de Paris rapporterait 8,2 milliards d'euros.

Quand on pense à l'intelligence artificielle, deux pays viennent en tête : les États-Unis et la Chine. L'Europe est très peu citée, et ne parlons pas de la France. Le gouvernement veut changer cette perception avec des investissements massifs dans les « technologies de rupture ».

Pendant la campagne électorale, Emmanuel Macron a annoncé la création d'un fonds destiné à l'innovation, qui serait abondé à hauteur de 10 milliards d'euros. Une somme importante au vu de l'état des finances publiques, qui sera financée par les privatisations à venir. Bruno Le Maire, invité de l'émission Questions politiques de France Télévisions, Le Monde et France Inter, a confirmé la volonté du gouvernement de mettre le paquet sur le sujet. L'objectif est de « financer des recherches sur l'intelligence artificielle ou le stockage de données ou sur le stockage d'énergies renouvelables ».

Privatisations importantes

Pour financer tout cela, des « privatisations importantes » sont donc au programme. On en connaitra le détail lors de la présentation de la loi Pacte, un catalogue de mesures à destination des entreprises dans lequel le gouvernement précisera les entreprises qui seront privatisées, et à quelle hauteur. Le ministre de l'Économie n'a pas voulu préciser ces entreprises dans lesquelles l'État détient une participation : « Si vous le dites, vous faites perdre de la valeur aux entreprises et je pense que là encore ce serait être un mauvais gestionnaire que de donner la liste avant ».

Rôle de l'État

On sait déjà que la Française des Jeux sera dans cette liste, même si l'État entend conserver le monopole des jeux d'argent en France. Aéroports de Paris sera aussi de la partie. « Le rôle de l'Etat c'est quoi ? C'est les services publics, la SNCF, la Poste, voilà pourquoi nous les réformons. C'est en deuxième lieu, certains actifs stratégiques, les actifs militaires, l'énergie nucléaire, des choses qui sont très sensibles, et puis c'est la capacité à intervenir pour réguler quand c'est nécessaire pour tenir l'ordre public économique », a lancé Bruno Le Maire.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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