Malgré des pertes, la SNCF ne demandera pas l’aide de l’État

Par Olivier Sancerre Modifié le 2 novembre 2021 à 15h26
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780 MILLIONSLa SNCF accuse une perte de 780 millions d'euros au premier semestre.

Les comptes de la SNCF sont toujours dans le rouge, mais l'entreprise publique l'assure : elle va rebondir ! L'équilibre financier devrait être atteint en 2022, grâce aux économies et à la bonne santé de Geodis.

La sortie de crise sanitaire se profile pour la SNCF, bien que les comptes au premier semestre 2021 soient dans le rouge. Le PDG de l'entreprise publique, Jean-Pierre Farandou, fait le bilan auprès du Figaro et le groupe accuse de nouveau une perte substantielle à hauteur de 780 millions d'euros durant les six premiers mois de l'année. Elles s'ajoutent à celles enregistrées l'an dernier, de 3 milliards d'euros. Ces dernières avaient été compensées par l'État, qui a recapitalisé la société de 4 milliards d'euros. Mais cette fois, pas question de demander à nouveau l'aide des pouvoirs publics.

En situation de rebond

La SNCF serait ainsi en « situation de rebond » et si l'année 2021 sera marquée par des pertes, 2022 affichera l'équilibre financier selon le dirigeant. « On va emprunter l’équivalent de notre déficit pour faire face aux dépenses courantes », détaille-t-il. Car tout n'est pas négatif dans le bilan de l'entreprise : Geodis, le spécialiste de la logistique, est en grande forme, la filiale faisant partie des « gagnants de la crise » comme il l'affirme. « Quand le poumon du TGV est un peu enrhumé, le poumon de la logistique fonctionne bien et ça fait respirer le groupe. Cela nous a permis d’amortir l’effet de la crise », se réjouit Jean-Pierre Farrandou.

Poursuivre les économies

Quant au désendettement, il se poursuit avec la vente, finalisée le 22 octobre, du loueur de wagons de fret Ermewa qui « n'était pas un actif stratégique ». Cette cession représente 3,2 milliards d'euros qui vont servir à apurer la dette du groupe. La SNCF va également continuer de faire des économies : des investissements dans l'informatique et le matériel roulant vont être repoussés, et le nombre d'employés va baisser de 1,5% à 2% en ne remplaçant pas tous les départs à la retraite. En face, l'entreprise cherche à développer le chiffre d'affaires, malgré la mise en place de la concurrence dans le rail.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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