Omicron : le moindre taux d’hospitalisation se confirme

Par Anton Kunin Modifié le 26 décembre 2021 à 19h36
Coronavirus Covid

Deux études, l’une menée en Afrique du Sud, l’autre en Écosse, viennent confirmer le moindre taux d’hospitalisation associé au variant Omicron du Covid-19.

Omicron : le risque d’hospitalisation serait inférieur de deux tiers

Le variant Omicron du Covid-19, cause-t-il une maladie moins sévère que le Delta ? On peut aujourd’hui dire que c’est effectivement le cas. Selon une étude menée par l’Institut national des maladies infectieuses, en Afrique du Sud, les patients infectés par l’Omicron ont une probabilité inférieure de 70 à 80% de nécessiter une hospitalisation, par rapport aux patients infectés par le Delta. D’après les auteurs de cette étude, réalisée à partir des données sur la période du 1er octobre au 6 décembre 2021, ce moindre taux d’hospitalisation pourrait être attribué à une immunité importante au sein de la population sud-africaine, de très nombreux Sud-africains ayant déjà eu le Covid-19 précédemment.

Des données similaires ont pu être obtenues en Écosse par des chercheurs du Centre de l’informatique médicale au sein de l’Usher Institute. Les données obtenues sur la période du 1er novembre au 19 décembre 2021 montrent que le variant Omicron est associé à une diminution de deux tiers du risque d’hospitalisation, comparé au variant Delta. Toujours selon cette étude, face au variant Omicron, une troisième dose du vaccin offre en effet une protection supplémentaire contre le risque d’une forme symptomatique du Covid-19, comparé à une primovaccination achevée il y a 25 semaines ou plus.

Omicron mute rapidement : vers un nouveau variant préoccupant ?

Alors, que faut-il penser de ces études ? Tout d’abord, le Covid-19 reste une maladie qui peut être sévère, nécessitant une hospitalisation. Afin d’éviter au maximum ce scénario, en attendant les vaccins de deuxième génération, il convient de recevoir au plus vite sa troisième dose d’un vaccin, même s’il est de première génération : la protection offerte, même si elle est loin d’être absolue, est bien réelle.

Le moindre risque d’hospitalisation lié au variant Omicron ne doit pas nous amener à baisser la garde. Sa plus forte transmissibilité comparé au Delta (qui, lui aussi, était déjà plus transmissible que le variant originel ayant émergé à Wuhan), fait en sorte qu’il a plus de chances de muter. Et qui dit mutation dit risque d’émergence d’un nouveau variant préoccupant à plus brève échéance…

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