Une ONG pointe les pratiques abusives des publicités pour les crédits à la consommation

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Par Paul Laurent Modifié le 25 mars 2022 à 16h02
Credit Consommation Pratiques Abusive
95%95% des offres de crédits à la consommation n?expliquent pas les conséquences d?un défaut ou retard de paiement.

Une organisation non-gouvernementale belge, Finance Watch, a dénoncé vendredi 25 mars 2022 les « pratiques abusives » des crédits à la consommations.

De la « publicité trompeuse »

« La publicité trompeuse et prédatrice donne souvent l’impression que les prêts de faible valeur, tels que les prêts sur salaire et les systèmes d’achat immédiat avec paiement différé, sont simples et ne présentent aucun risque. Mais, en réalité, ils sont excessivement risqués pour les consommateurs qui y ont généralement recours », juge le responsable de la recherche et du plaidoyer chez Finance Watch, Peter Norwood, dans un communiqué publié vendredi 25 mars 2022. L’ONG Bruxelloise appelle donc à durcir la réglementation européenne pour faire cesser ces « pratiques abusives ».

C’est en Italie, en République Tchèque, au Danemark et en France que s’est portée cette étude. L’ONG demandait à des « clients mystères » de faire des demandes de crédits. Sur les 126 offres différentes analysées, la plupart ne donnait pas toutes les informations à propos du crédit. L’ONG dénonce notamment que 95% d’entre elles n’expliquaient pas les conséquences d’un défaut ou retard de paiement.

Vers une nouvelle réglementation

Dans 68% des offres, les sociétés ne vérifiaient pas la solvabilité de leur client avant que le prêt ne soit accordé. Un autre aspect pointé du doigt par Finance Watch sont les cartes à débit différé proposées par la plupart des banques françaises et permettant de payer les achats à une date précise dans le mois. Ces cartes ne sont « pas identifiées comme un produit de crédit mais plutôt comme une carte bancaire ordinaire », estime l’ONG.

Finance Watch demande donc à ce que la réglementation européenne soit changée. Pour elle, il faut « placer la protection des citoyens les plus pauvres au cœur de la directive sur le crédit à la consommation ». Depuis l’été 2021, la Commission européenne travaille sur le renforcement de cette directive. Pour Finance Watch, il faudrait notamment encadrer la publicité sur les crédits à la consommation et adopter des plafonds harmonisés pour le coût des crédits.

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