Le ras-le-bol fiscal des ménages en passe d’être endigué ?

Par Olivier Sancerre Modifié le 13 mai 2015 à 7h01
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1,5 MILLIONEn 2014, 1,5 million de ménages imposables ont été retirés des tablettes du fisc.

Le fameux ras-le-bol fiscal ressenti par bon nombre de ménages depuis l’arrivée au pouvoir de François Hollande pourrait finalement marquer le pas. En 2014, le nombre de ménages ayant dû régler de l’impôt sur les revenus 2013 est passé sous la barre des 50%.

Ils ont ainsi été 47% à payer des impôts en 2014, soit 17,6 millions de ménages imposables (sur un total de 37,1 millions de foyers fiscaux, un chiffre en hausse lui). En 2013, ce ratio était autrement plus élevé, à 52%.

Des dispositifs qui font baisser le nombre de ménages imposables

Ce résultat a été obtenu grâce à un dispositif voté l’été dernier, qui a fait en sorte de retirer le million de ménages imposables apparus entre 2012 et 2013, une augmentation qui a participé à l’instauration de l’idée d’un ras-le-bol fiscal matraquant surtout les ménages les moins aisés. Ainsi, cette réforme a touché 4,2 millions de foyers fiscaux, et a permis aux ménages gagnant moins de 2 Smic pour un couple (1,1 Smic pour un contribuable) de bénéficier d’une ristourne de 1,3 milliard d’euros.

Un taux de ménages imposables de plus en plus bas

La suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu, telle que votée à la fin de l’année dernière, va intéresser 9 millions de ménages qui paieront moins d’impôts — mieux encore, 3 millions de ménages devraient rien moins que sortir de l’imposition sur le revenu. Le taux de ménages concernés par l’impôt sur le revenu va toucher un plus bas jamais vu depuis 2009 à 43,4% des foyers fiscaux.

Enfin, d’après les chiffres fournis par l’administration fiscale, le nombre de demandes gracieuses permettant aux ménages de ne pas payer tout ou partie de leurs impôts affiche une hausse de 3%, un résultat moins élevé qu’en 2013.

De moins en moins de ménages imposables.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.